Aller au contenu principal

Bio
La restauration collective : un débouché pour les produits bio

L'interprofession régionale vient detenir son assemblée générale en Sarthe.

André Lagrange, charcutier en Loire-Atlantique, président d'Interbio Pays de la Loire : 
« Nous voulons inviter les consommateurs à réfléchir sur leurs achats alimentaires,  afin qu'ils s'orientent vers les produits biologiques de manière régulière. »
André Lagrange, charcutier en Loire-Atlantique, président d'Interbio Pays de la Loire :
« Nous voulons inviter les consommateurs à réfléchir sur leurs achats alimentaires, afin qu'ils s'orientent vers les produits biologiques de manière régulière. »
© AA
L'interprofession régionale de l'agriculture biologique, Interbio, a tenu, pour la première fois, une assemblée générale décentralisée. Le Mans a accueilli le 17 avril les membres de cette organisation créée il y a onze ans. « Nous pouvons dire qu'aujourd'hui, après le travail de structuration en six collèges (1), Interbio a atteint le stade de la maturité, constate le président, André Lagrange, charcutier en Loire-Atlantique. Nos domaines d'actions sont clairement la communication et la restauration collective, même si nous attendons aussi des propositions de nos adhérents ». En matière de communication, Interbio, qui est le relais de l'Agence bio notamment pour l'opération Printemps bio, multiplie les actions à destination des consommateurs. « Nous voulons inviter les consommateurs à réfléchir sur leurs achats alimentaires, afin qu'ils s'orientent vers les produits biologiques de manière régulière. C'est pourquoi nous participons à des salons, des festivals et nous avons même ajouté un autre rendez-vous spécifique à la région que sont les Bio automnales ». Dans ses actions, Interbio est accompagnée par le Conseil régional à hauteur de 323 000 euros.

Site pilote d'Allonnes
L'autre enjeu important pour l'interprofession est celui de la restauration collective. « Au-delà de la restauration des enfants
scolarisés, nous devons aussi développer les repas bio dans les hôpitaux et les restaurants d'entreprise », déclare le président. Rémi Gachenot, chargé de cette mission pour Interbio, a profité de cette assemblée en Sarthe pour rappeler l'expérience menée sur le site pilote d'Allonnes, en collaboration avec le directeur de la restauration municipale, Joël Georges. « Les élus voulaient faire plus que participer à la semaine du goût et ont donc souhaité proposer un repas bio par mois aux enfants scolarisés, explique le directeur, malgré les difficultés d'approvisionnement du début, et grâce à l'appui d'Interbio, cette volonté s'est concrétisée depuis 2004 ». Volonté, car cette décision implique un surcoût pour l'élaboration des repas. « Certes, mais il peut être maîtrisé par une adaptation des cuisiniers, assure Joël Georges, en privilégiant des produits de saison, en cuisinant des poulets entiers plutôt que des morceaux... Et cela apprend aux enfant que l'on ne mange pas de radis à Noël. » Car l'action pédagogique est bien présente. La prochaine génération de consommateurs sera prête à entendre les arguments des producteurs bio. Enfin, autre intérêt majeur de l'opération : « Nous travaillons avec des producteurs locaux ».
Delphine GROSBOIS

(1) Producteurs, distributeurs, transformateurs, chambres consulaires, consommateurs et fournisseurs de services. 

L'agriculture biologique
dans les Pays de la Loire

64 700 hectares des Pays de la Loire sont consacrés à l'agriculture biologique, plaçant la région au deuxième rang national.
1 081 exploitations ont choisi ce mode de production. Et 451 entreprises de transformation et de
distribution des produits biologiques sont répertoriées dans la région. Les Pays de la Loire sont les premiers producteurs de céréales bio français en surface avec
724 exploitations cultivant 12 329 hectares (en 2005). La région est également la première en surfaces fourragères bio avec 43 565 hectares. Concernant les productions animales bio, on dénombrait en 2005, 11 773 vaches allaitantes, 13 963 vaches laitières, 5 889 brebis, 1 434 chèvres, 1 008 truies, 1 735 289 poulets et 185 173 poules.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Ces femmes et ces hommes qui croient en l'avenir de l'agriculture
Difficile de positiver après l'été 2026 que nous venons de traverser, et dont les conséquences s'étaleront probablement encore…
La ministre de l'Agriculture a visité la serre Maine du lycée du Fresne qui abrite la production de poinsettia et l'aspirateur à ravageurs. Auparavant, elle avait rencontré les élèves, dont la première promotion de bachelor, guidée par Sylvie Richard, directrice du lycée.
La ministre fait sa rentrée en Anjou
Le lycée du Fresne est l'un des 25 établissements de formation agricole à proposer le nouveau bachelor agro. La ministre de l…
Frédéric Sérusier, du CNPH-Piverdière, devant une haie replantée en Végétal local. Des classes de CM1-CM2 de La Ménitré ont participé à la plantation. 
Le végétal local,facteur de résilience 

Le CNPH-Piverdière, basé à La Ménitré, qui ouvre ses portes ce samedi 12 septembre, vient d'obtenir le label Végétal local.…

La Rouge des prés, le "couteau suisse" de l'élevage allaitant

Race allaitante en vedette au SPACE 2026 avec son concours national programmé le mardi 15 septembre après-midi, la Rouge des…

Le président, Marc-Henri Doyon, lors de l'inauguration du salon, mardi matin.
Comment planter demain?
Organisé à Angers tous les deux ans, le Salon du Végétal réunit les professionnels autour des enjeux de la filière, notamment…
Les poires sont pré-calibrées dans l'eau. Dès que 300 kg d'un même calibre sont rassemblés, les poires sont dirigées vers la sortie.
La Blottière dimensionne sa station pour la poire
Les vergers de la Blottière ont investi 21 millions d'€ pour transformer la station fruitière de Chemillé-en-Anjou en outil…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois