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Le bulbe n'en fait qu'à sa tête de Turc

Archiboldo peignait des personnages de fruits et de légumes. Sous les serres de l'entreprise Turc, ce sont les bulbes et leurs fleurs qui ont composé des coiffures éphémères.

© AA

Florence Rottier, designer dans l'entreprise Ernest Turc à Brain-sur-l’Authion, a eu l’idée d'associer les compétences des coiffeurs et la production de son entreprise. Elle a contacté le CFA Coiffure de la Chambre de commerce d'Angers et une demi douzaine de jeunes a relevé le défi de composer des chignons fleuris. Ces jeunes, entre 17 et 20 ans, détenteurs du CAP, suivent une année intermédiaire, avant le BEP, afin d'obtenir une mention spéciale, styliste visagiste ou coloriste permanentiste. La proposition a séduit leur enseignante, Emmanuelle Beaudoux, "cette expérience va dans le sens d'une ouverture d'esprit et d'une dimension artistique. Cela ne peut que nous convenir".
Sur la tête des quatre modèles, des compositions faites de fleurs et bulbes de dahlia, rhizomes et bouquets d'astroemeria, qui évoquent l'œuvre de l'artiste angevin Adrien Mercier.
Les jeunes ont beaucoup apprécié l'initiative : “cela change de l'habitude, confirme l’une des jeunes coiffeuses. En principe, on travaille les cheveux. Dans ce cas, ils servent de support pour mettre les fleurs en valeur". Pour Florence Rottier, outre le croisement des compétences, cette première expérience vise à donner une autre image "parfois un peu vieillotte", des bulbes et de leur floraison. D'autres présentations pourraient être organisées, espère la jeune designer, pourquoi pas dans le cadre d'un salon professionnel.

M.L.-R.
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