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Formation
Le CFP de Jallais en pointe sur la formation adulte

Le CFP de Jallais a ouvert ses portes dans le cadre de l'opération "C'est quoi ton entreprise ?" de l'office de tourisme Osez Mauges. Spécialisé dans le public adulte, l'établissement propose des formations en agriculture, entreprenariat et restauration collective.

Sylvie Caillault, formatrice en charge du pôle agricole du CFP.
© AA

Implanté depuis sa création en 1989, le CFP de Jallais s'est développé autour de 3 domaines, correspondant aux besoins du territoire des Mauges, au tissu agricole et artisanal très dense : l'agriculture, la restauration collective, la gestion des petites entreprises. L'établissement, qui fait partie du réseau des MFR (Maisons familiales rurales), élargira son offre aux métiers du tourisme à la rentrée 2024. Le centre est aussi, depuis 2010, une cuisine centrale, qui fournit 500 repas par jour aux cantines scolaires alentour. Le lieu, doté d'une salle de réception et d'un hébergement (66 lits), d'un grand parc, est également loué pour des événements privés.

Mais le cœur de métier du CFP, cela reste la formation d'un public adulte. Il accueille chaque année des groupes très diversifiés, avec un objectif en ligne de mire, "la réussite du projet de chacun", insiste Stéphanie Diot, formatrice référente pour le pôle Assistant de gestion des petites entreprises. La formation adulte est bien spécifique : "pour nos stagiaires, c'est une remise en question, une sortie de leur zone de confort. Il faut tenir compte des aspects professionnels et des éventuelles difficultés familiales. L'équipe est mobilisée pour les accompagner", explique la formatrice. Les cours magistraux ne sont pas l'habitude de la maison : "nous sommes dans l'échange permanent". Tous les titres de formation dispensés sont certifiés RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) et les adultes sont évalués par des jurys de professionnels.

Le CFP doit toutefois s'adapter aux évolutions sociétales : l'année du Covid et les deux années qui ont suivi ont connu un boom des demandes, notamment en agricole. La situation n'est plus la même aujourd'hui : "le taux de chômage est très faible, les entreprises recrutent directement. Les personnes trouvent du travail sans se former", observe Stéphanie Diot. "Pour mieux coller aux attentes des secteurs en tension, le CFP développe un système de blocs de compétences, des formations courtes destinées aux salariés déjà en poste", explique le directeur de l'établissement, Steven Lorin. "On peut choisir de suivre des formations à la carte, par exemple sur un jour par semaine en ressources humaines, en informatique ou autres. Le centre peut aussi proposer des formations internes en entreprise", détaille Stéphanie Diot.

Agriculture : des profils très diversifiés 

Le pôle agricole comprend 3 formations : le titre de Technicien entrepreneur en agriculture (TEA), donnant la capacité professionnelle pour s'installer avec les aides, un CQP tractoriste agricole, en lien avec la MFR de Chemillé, ainsi qu'un CAPA. Des formations financées par la Région. Le pôle est piloté par Sylvie Caillault, passée il y a 10 ans du métier d'agricultrice à celui de formatrice. Les publics reçus pour le TEA sont diversifiés : "Deux grands types de profils : des jeunes qui n'ont pas obtenu leur bac pro et qui, après 1 ou 2 ans de salariat, veulent reprendre la ferme de leurs parents. Et, pour les 3/4 des autres candidats, il s'agit de projets de reconversion, sur de plus petites surfaces, souvent en bio, avec une sensibilité forte à l'environnement". Deux profils qui cohabitent dans les sessions, "qui ne se comprennent pas toujours au début mais qui, au fil des discussions, apprennent à se connaître et à respecter les projets", apprécie la formatrice. Particularité de la formation TEA, elle mixe les productions, élevage et végétal : "je le vois comme un point fort. Cela permet de faire évoluer les points de vue. J'ai eu un jeune qui voulait faire des grandes cultures, et qui après avoir suivi un stage en lait, a voulu devenir éleveur !". Au fil des ans, Sylvie Caillault a constaté une augmentation du niveau de diplôme des candidats à la reconversion. Mais elle n'en fait pas un critère de recrutement : "c'est le projet et la motivation qui comptent avant tout".

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