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Agriculture de précision
Le sol au centre du raisonnement

Mercredi 5 octobre, le Campus de Pouillé organisait une journée technique en partenariat avec le service agronomie de Terrena.

« Toute l’agriculture de précision chez Terrena est basée sur le sol, seul élément qui reste stable dans le temps », expliquait Ludovic Patte, du service agronomie de  Terrena, devant des élèves de Bac pro et BTS.  Avec comme support une parcelle de 2 ha attenante au lycée, les élèves ont suivi  le raisonnement du début à la fin. D’abord, la mesure de la résistivité électrique des sols, réalisée par la société Géocarta, qui aboutit sur une carte de résistivité électrique (une sorte de “scanner” du sol). « Dans la parcelle, nous avons deux grands types de sols, une partie profonde, avec beaucoup plus de réserve utile, et une autre caillouteuse, montrait Thierry Moullec, enseignant en agro-équipement. Par exemple, si l’on fait du maïs, on sèmera moins dense dans la zone à faible potentiel ». Moduler les doses, c’est donc l’étape suivante après avoir analysé le sol. Guillaume Gazon, de la société Agréom, distributeur John Deere et Ludovic Patte, de Terrena, ont expliqué aux jeunes tout l’intérêt qu’il y a à utiliser, de manière optimale, du matériel de modulation de dose : confort de travail, réduction des intrants, gains de rendement, meilleure préservation des sols....
L’aspect économique est primordial. En fertilisation par exemple, l’autoguidage permet d’éviter les recouvrements : on estime à 10 à 15 % l’économie de fertilisant possible grâce à la gestion des sections (coupure de tronçons). « Certes le matériel est cher à l’achat, mais l’objectif est de le rentabiliser. Avec la modulation de dose, on peut gagner 60 à 80 euros/ha de marge en blé, 100 à 120 euros/ha en colza », argumentait Ludovic Patte. Pour le type de tracteur présenté, il faut compter entre 100 000 et 140 000 euros en fonction des options et 20 000 euros pour le distributeur de fertilisants. Répandue pour les fertilisants minéraux, la modulation de dose se développe aussi pour les semis, avec des semoirs monograines à entraînement électrique. « Il y a un énorme enjeu sur le maïs, où l’on peut gagner 15 % sur le coût de semence à l’hectare », soulignait Ludovic Patte.
S.H.

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