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Blonde d'Aquitaine
L'élevage Ruillé, ambassadeur de l'excellence

Passionnés par l'élevage et la compétition, Mathilde Lepage et son conjoint Sylvain Ruillé sont désormais associés au sein de la SCEA Ruillé, à Lys-Haut-Layon. Le couple conduit un troupeau de blondes d'Aquitaine dont ils améliorent toujours les performances. 

Fille d'un éleveur de chevaux, à la tête d'une écurie de courses de trotteurs, Mathilde Lepage apprécie de travailler au contact des gros animaux. "J'aime l'élevage et le dressage, même si je peux y consacrer moins de temps avec les vaches", précise-t-elle. Avec son conjoint, Sylvain Ruillé, elle participe aux concours de la race blonde d'Aquitaine depuis plus de dix ans, en particulier dans le cadre du Festi'élevage. Le couple aime la compétition, surtout lorsque les plaques viennent récompenser des années de travail et de sélection.

Homogénéiser le troupeau

Les premières vaches allaitantes de code race 79 ont été achetées par le père de Sylvain Ruillé, Laurent, en 2001. "Il n'a cessé depuis d'améliorer la génétique du troupeau, avec la transplantation embryonnaire par exemple", raconte l'éleveur qui continue de sélectionner pour homogénéiser les qualités de race du cheptel de 180 mères, aujourd'hui. "Je suis intransigeant sur les bassins, avoue celui qui préside le syndicat départemental des éleveurs de la race. Et aussi sur les qualités maternelles. La vache doit pouvoir nourrir son veau jusqu'au sevrage".

Système herbager

Sylvain Ruillé apprécie également de conduire des animaux "pas trop fragiles", adaptés au système herbager de l'exploitation. Sur la SAU de 230 ha, 215 sont consacrés au pâturage et à la production de foin et de d'enrubannage. "Ici, les bovins sortent dès le mois de février, décrit-il. Et après la pause de la pousse estivale, ils pâturent à nouveau à l'automne. L'objectif est d'aller chercher un maximum d'herbe. Malheureusement, cela ne sera pas possible cette année". 

Sabots de bronze

Le renouvellement du cheptel est conduit selon deux périodes de vêlage, "pour plus de performances", avec un âge au premier vêlage à 30 mois. L'élevage Ruillé a d'ailleurs reçu, pour la troisième année consécutive, le sabot de bronze qui récompense les résultats zootechniques du troupeau. Et se place quatrième au niveau national grâce à un IVMAT à 103, un ISEVR à 104, un IVV à 381 jours, une productivité à 108 % et une mortalité à 4,4 %. En 2023, l'élevage avait pour la première fois participé au Salon de l'Agriculture à Paris, avec le taureau Ramzy.

Une toiture en écailles

Salariée à mi-temps de l'exploitation familiale depuis 2021, Mathilde Lepage s'est installée en mai 2026, pour remplacer son beau-père. Aujourd'hui, le couple travaille ensemble au sein de la SCEA Ruillé, se partageant les soins des animaux. "Je prends en charge la partie administrative", détaille l'agricultrice. Sylvain, lui s'était installé en 2014, reprenant en 2017 le site de Chantenoue aux Cerqueux-sous-Passavant, commune déléguée de Lys-Haut-Layon. "Le bâtiment était existant mais nous l'avons réaménagé pour créer des cases, explique-t-il. Nous avons également modifié la toiture de la stabulation : elle est désormais en écailles, ce qui améliore la ventilation".  Un confort bien utile pour le bien-être des animaux en période de canicule.

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