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Les conduites alimentaires des Français décryptées

Une conférence-débat a eu lieu dans le cadre de la session de la Chambre régionale d’agriculture des Pays-de-la-Loire, vendredi 8 décembre à Angers.

Bruno Hérault, chef du centre d’études et de prospective du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation est intervenu sur le thème : « produire pour quelle consommation et quels consommateurs demain ?”.
Bruno Hérault, chef du centre d’études et de prospective du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation est intervenu sur le thème : « produire pour quelle consommation et quels consommateurs demain ?”.
© AA

« On n’a jamais aussi bien mangé alors qu’on n’a jamais eu aussi peur de mal manger ». Bruno Hérault, chef du CEP (Centre d’étude et de prospective) du ministère de l’Agriculture, a le sens de la formule. Ce spécialiste décrypte les conduites alimentaires. « On est passé d’une politique de l’offre, après-guerre, avec une mortalité infantile de 70/1 000 à une politique de la demande, avec aujourd’hui une mortalité infantile de 3,5 /1 000 », rappelle-t-il. Et cette évolution a modifié de manière profonde notre vision de l’alimentation.

Les consommateurs consacrent de moins en moins d’argent à se nourrir. Moins d’argent et moins de temps  :  on observe « une déstructuration de l’alimentation : elle doit être commode, nomade, elle ne doit pas entraver nos autres activités. On retrouve un peu partout dans le monde ce discours ». En témoignent la réduction du temps alimentaire du  midi et la réduction du petit déjeuner (30 à 35 % de Français n’en prennent pas), le développement du prêt-à-manger, des livraisons à domicile, du snacking... Seul le repas du soir résiste, restant un moment d’échange social et familial. Autant d’évolutions à avoir en tête pour l’avenir...

Retrouvez l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du 15 décembre 2017.

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