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Production ovine
Les éleveurs de rouges de l’ouest font monter les enchères

Chaque année, deux ventes de reproducteurs de haute valeur génétique ont lieu à Saint-Hilaire-du-Bois.

Une cinquantaine d’agneaux “de très bonne qualité”, selon l’organisme de sélection, ont défilé sur le ring.
Une cinquantaine d’agneaux “de très bonne qualité”, selon l’organisme de sélection, ont défilé sur le ring.
© AA

“Qui prend la main ?”, demande Arlette Brachet, directrice de Geode*. “Mise à prix à 430 euros pour ce premier bélier”. Il est 11 h ce mercredi 28 mai. La vente aux enchères de reproducteurs rouge de l’ouest est lancée. Il faudra 2 heures et quart pour faire défiler une cinquantaine d’agneaux d’automne, triés sur le volet à la station de Saint-Hilaire-du-Bois. Avant la vente, ces jeunes mâles ont passé trois mois en station où ils ont été évalués. Les trois quarts de ces agneaux sont issus d’insémination de béliers améliorateurs boucherie et tous sont nés de mères à béliers (les 30 % meilleures mères de la race). “Le consommateur ne veut pas de gras dans l’assiette. La sélection vise donc à obtenir des carcasses les plus rémunératrices possible”, explique Arlette Brachet. Ces qualités bouchères sont un des atouts majeurs de la race.

La crème de la crème, les sept meilleurs du lot, n’étaient pas en vente : ils sont passés directement par la case du centre d’insémination et ont été payés 850 euros à l’éleveur. “S’ils passent en catégorie améliorateur boucherie, leur valeur atteint 1 000 euros”, précise Denis Pineau, éleveur sélectionneur à La Poitevinière et président du syndicat départemental rouge de l’ouest.

Les animaux à la vente à Saint-Hilaire-du-Bois proviennent de l’Ouest mais aussi de l’Est de la France, d’Aveyron... Et la génétique s’exporte, puisque certains animaux seront acquis par des élevages d’Italie, de Suisse ou de Belgique, des éleveurs ayant fait spécialement le déplacement en Anjou.

Qualités bouchères

La moyenne de prix se situera finalement dans les 600 - 700 euros. “Ce qui est surtout intéressant, c’est que les agneaux soient vendus à prix correct, et en grand nombre”, commente Denis Pineau. à cette vente de fin mai, les enchères ont avoisiné, pour quelques animaux  le millier d’euros. Le maximum est atteint par un reproducteur du Calvados, acquis 1 250 euros par un éleveur de la Vienne, Jean-Marie Billy. L’agriculteur, fidèle aux ventes chaque année, l’avait entouré sur son catalogue de vente :  “Il me plaît, ce bélier, il a de bonnes qualités bouchères”. L’animal présente d’excellentes notes de pointage, 9 en aplombs, 9 en épaule, idem en gigot, en épaisseur et en largeur. “C’est aussi la diversité génétique apportée par certains béliers qui fait monter les enchères”, commente un éleveur-sélectionneur.

C’était la dernière année que les ventes se réalisaient selon cette configuration, avec une vente fin mai et une autre fin juillet. à partir de 2015, il est prévu de regrouper tous les béliers nés en janvier et février, pour un seul rendez-vous d’enchères, fin juillet.

S.H.

 

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