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Incendies
Les noisetiers de Saint-Martin d’Arcé l’ont échappé belle

Le verger d’Anjou noisettes, à Saint-Martin- d’Arcé, produit une soixantaine de tonnes de noisettes par an. Il ne s’est pas trouvé loin de l’incendie de Baugé.

L’incendie de Baugé s’est arrêté ici, en bordure du verger d’Anjou Noisettes.
© AM

Le verger de noisetiers d’Aurélien de Montbel (Anjou Noisettes) a échappé de peu à l’incendie qui a ravagé la forêt de Pugles, dans le Baugeois. « Les 40 hectares du domaine forestier gérés par mon père, juste à côté, ont brûlé à 95 %, déplore Aurélien de Montbel. Des arbres sont toujours sur pied, mais la plupart vont devoir être abattus car ils sont malades ». Le feu s’est arrêté à la limite des parcelles de noisetiers, qui ont été plantées au sein du massif forestier, et qui s’étendent sur 25 ha. « Cela a été assez stressant, nous nous attendions vraiment à ce que les noisetiers soient touchés, mais de manière naturelle, le feu s’est stoppé en bordure du domaine forestier, où nous avons une bande enherbée que l’on entretient régulièrement », poursuit l’agriculteur.


Arrosage stoppé momentanément
Aurélien de Montbel attend maintenant la récolte pour connaître les éventuels impacts indirects de l’incendie sur ses noisetiers. « Pendant l’intervention des pompiers, nous avons été sans électricité, et de ce fait, nous n’avons pas pu irriguer pendant une bonne semaine. Les noisetiers se sont retrouvés en stress hydrique, explique-t-il. D’autre part, les connexions téléphoniques, internet et téléphone sont coupées depuis le jour du feu et il n’y a pas de remise en route prévue avant la fin du mois, ce qui limite notre activité ».
Concernant l’irrigation, les noisetiers sont arrosés au goutte-à-goutte, depuis la mi-avril, en raison du manque d’eau. « Cette année, nous avons arrosé quasiment 3 à 4 fois plus qu’une année “normale”, alors que l’an dernier, à l’inverse, nous n’avons quasiment pas arrosé », explique Aurélien de Montbel.
Il est trop tôt pour savoir si le calibre et la qualité des fruits seront impactés par cette interruption de l’irrigation. L’arboriculteur observe en tout cas, depuis quelques années une dépendance accrue à l’eau : « sur certaines parcelles, ça devient vraiment la clé en période de sécheresse ! ». Sur un de ses vergers en Sarthe, il constate, cette année, que les arbres perdent déjà leurs feuilles et que les noisettes tombent plus précocement que d’habitude.

 S.H.

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