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Bois énergétique
Non au boisement en plein champ

Une délégation syndicale a alerté, mercredi, des élus des Mauges sur les dérives.

« Le développement durable ne doit pas se faire n’importe quel prix ».
« Le développement durable ne doit pas se faire n’importe quel prix ».
© AA

Après avoir sensibilisé leur député, les responsables FDSEA et JA du canton de Saint- Florent-le-Vieil ont alerté les élus locaux sur les dérives des plantations de bois énergétique. Ils ont été reçus le 13 octobre par Jean-Claude Bourget, maire de La Chapelle-Saint-Florent, Guy Bourget, président de la Communauté de commune de Saint-Florent-le-Vieil, et André Martin, président du Pays des Mauges.
Les agriculteurs ne sont pas défavorables à la plantation d’acacias aux conditions que celle-ci se fasse sur des parcelles à potentiel agricole limité et sur des surfaces restreintes. Cette espèce appauvrit le sol irréversiblement. Ils sont d’autant plus sensibles au sujet que sur leur canton, ce type de projet se réalise au détriment d’une installation.
Pour les collectivités, qui dit perte de terres agricoles dit aussi pertes de surface pour leur plan d’épandage de boue d’épuration. Les trois élus sont donc conscients de cet enjeu territorial. Il est d’ailleurs déjà intégré dans le projet d’aménagement du territoire en cours d’écriture. Un paragraphe sur les énergies renouvelables spécifiera très probablement que « le projet est envisageable à condition de ne pas consommer l’espace agricole à vocation alimentaire ». Le sujet doit être rediscuté lundi soir. Si une position claire et ferme est prise, le président du Pays s’est engagé à écrire aux parlementaires car seul le législateur peut freiner ce grignotage des terres agricoles. Le sous-préfet sera également interpellé le 25 octobre lors de son déplacement sur une exploitation du canton.
La rencontre s’est achevée sur un constat unanime : le boisement énergétique doit rester une activité complémentaire. « Sous prétexte de se donner bonne cons- cience, le développement durable ne doit pas se faire à n’importe quel prix. Il ne faut pas oublier que, par définition, les volets social et économique ne vont pas l’un sans l’autre », affirment les responsables FDSEA et JA du canton.

Aurélie Andriot

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