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FDSEA du Maine-et-Loire
« Nous ne lâcherons rien »

Lors de son assemblée générale, jeudi 12 février à Angers, la FDSEA 49 a exprimé sa constante mobilisation pour une juste rémunération de la production agricole.

En 2025, la FDSEA 49 s'est battue « sur tous les fronts ». Avec une légitimité acquise dans les urnes, lors des élections des représentants de la Chambre d'agriculture, le syndicat professionnel, qui tenait son assemblée générale jeudi 12 février, s'est exprimé sur de nombreux dossiers et a repris les actions de l'année. « La faute à l'instabilité gouvernementale et à des réponses politiques qui ne sont pas à la hauteur de nos attentes, déclare le président Emmanuel Lachaize. Les braises de notre mobilisation de l'hiver 2024 n'étaient pas encore éteintes ».

Accès à l'eau

Sur la question de l'accès à l'eau par exemple, et plus particulièrement des études HMUC, la FDSEA 49 « refuse les modèles économiques froids » qui « avec une restriction de 30 % condamnent un bassin de production ». « Sans eau, vous signez la fin de la souveraineté alimentaire dans le Maine-et-Loire, prévient Anthony Ménard, interpellant les députés et sénateurs aux premiers rangs. Il va falloir nous redonner un cap ».  S'adressant également aux responsables de l'administration, « incapables de contrôler leurs services qui font ce qu'ils veulent », le secrétaire général assure que la modération légendaire du syndicat majoritaire du Maine-et-Loire « ne va pas durer » (lire en page 3).

Engagements du préfet

À la tribune, le préfet s'est dit « favorable aux retenues d'eau » - citant les 12 réserves créées lors de ses précédentes fonctions en Vendée- et a encouragé les agriculteurs à déposer des dossiers de demandes. « Actuellement, je n'en ai qu'un en instruction », constate-t-il. « Évidemment puisque vous avez tout fait pour n'avoir qu'un dossier, rétorque Emmanuel Lachaize. La réglementation actuelle empêche le dépôt des dossiers ». Sur ce sujet, comme sur celui du contrôle de la loi Egalim, la FDSEA « ne lâchera pas » le préfet qui a pris des engagements face aux adhérents.

Loi d'urgence agricole

Sur le plan national, la FNSEA prépare déjà les élections présidentielles, avec des propositions adressées aux futurs candidats. « Il nous faut un vrai changement de logiciel, réclame Frédéric Vincent, producteur de lait à Avrillé, également administrateur national du syndicat. Car les projets des agriculteurs existent, mais il y a des freins que l'on n'arrive pas à lever ». La loi d'urgence agricole, demandée par la FNSEA,  sera déposée mi-mars pour un vote avant l'été. « Nous serons vigilants lors de son passage à l'assemblée », affirme Christophe Chambon. Le secrétaire général adjoint de la FNSEA a par ailleurs évoqué un des thèmes du dossier transformation du réseau national : la communication. « Nous devons notamment nous engager plus nombreux sur les réseaux sociaux, incite-t-il. Vu notre organisation sur le territoire, nous reprendrons la main face aux fausses informations diffusées, comme l'été dernier sur la DNC par exemple. À l'instar d'une épreuve sportive, c'est l'intelligence collective qui fait gagner les tournois ».

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