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Protection des plantes
Philippe Mauguin, Inrae : "il faut investir dans la chimie du vivant"

Peut-on se passer de chimie en agriculture ? C'était la question posée à Philippe Mauguin, PDG de l'Inrae, lors de la Journée des agricultures organisée par la com' entrepreneuriat du BDE Ingénieur de L'Esa, le 3 avril dernier à Angers.

Philippe Mauguin, lors de la journée des agricultures de l'Esa, à Angers, le 3 avril.
Philippe Mauguin, lors de la journée des agricultures de l'Esa, à Angers, le 3 avril.

L'usage de phytosanitaires a baissé ces dernières années en France, celui d'engrais est également en baisse puisqu' "on produit 30 % de céréales de plus aujourd'hui qu'en 1990, avec 20 % d'engrais azotés en moins", cite Philippe Mauguin. Mais peut-on aller plus loin dans la réduction et un jour, se passer de chimie ? Avant de répondre à la question posée par les étudiants, le PDG de l'Inrae a rappelé les multiples enjeux liés à l'usage de produits issus de la chimie : la santé, l'environnement, le climat, mais pas seulement. "Quand on voit que les engrais, - dont le prix a beaucoup augmenté ces dernières années - et les phytos peuvent représenter jusqu'à 30 000 euros de charges dans une exploitation, on voit bien que ce n'est pas "juste" un enjeu pour l'environnement et la santé. Mais pour la stratégie, la compétitivité et la souveraineté de l'agriculture française et européenne, on a aussi intérêt à réduire cette dépendance". 

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