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Règlement bio : les organisations françaises pointent leurs « lignes rouges »

Les organisations françaises engagées dans l'agriculture biologique refusent un règlement bio qui étend la culture en bacs, accorde des dérogations au contrôle annuel et pousse à des seuils de déclassement.
Les organisations françaises engagées dans l'agriculture biologique refusent un règlement bio qui étend la culture en bacs, accorde des dérogations au contrôle annuel et pousse à des seuils de déclassement.
© AA

Le projet de révision du règlement bio doit être abandonné tant qu'il franchit les « lignes rouges », ont estimé le 9 juin les organisations françaises engagées dans l'agriculture biologique (APCA, Cebio, Coop de France, Fnab, Synabio, Synadis Bio). « On ne voit pas d'évolution positive pour maintenir cette révision » de la législation européenne, a déclaré en conférence de presse Etienne Gangneron, référent bio aux chambres d'agriculture. Les organisations appellent le ministre de l'Agriculture Jacques Mézard à « faire entendre un message clair au Conseil » agricole du 12 juin en réaffirmant trois lignes rouges, selon un communiqué commun. Elles refusent un règlement bio qui étend la culture en bacs, accorde des dérogations au contrôle annuel et pousse à des seuils de déclassement. Leur souhait est de « maintenir les exigences » de la législation actuelle, a souligné Jean Verdier, président du Synabio. Le lien au sol, présenté comme « la clé de voûte de l'agriculture bio », en fait partie. Au sujet de l'allègement des contrôles, la crainte est que cela puisse « remettre en cause des accords commerciaux », a expliqué Michel Reynaud (Cebio), ou encore « abimer la confiance des consommateurs », selon Francis Valluet (Synadis Bio).

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