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Bois énergie
À Saint-Georges-sur-Loire, du bois local pour chauffer l'Ehpad

Depuis juillet dernier, la société coopérative d'intérêt collectif Maine-et-Loire bois énergie alimente en plaquettes bois le réseau de chaleur de l'Ehpad(1) de Saint-Georges-sur-Loire.

Les chaudières gaz devraient bientôt quitter le local technique de l'Ehpad Art et Loire de Saint-Georges-sur-Loire. Cet équipement, actuellement "de complément et de secours" ne sera bientôt plus nécessaire pour garantir les besoins en chauffage et eau chaude sanitaire de l'établissement qui abrite 147 lits et prépare 700 repas par jour.  Depuis juillet 2025, l'énergie gaz est principalement remplacée par l'énergie bois.

Création d'un réseau de chaleur

Présente dès la construction de l'établissement en 2016, la réflexion sur la ressource en énergie a évolué. "Au départ, il s'agissait de s'approvisionner en chaleur via l'unité de méthanisation voisine, explique la directrice, Sylvie Dieterlen. Mais elle s'est arrêtée en 2019 suite à des malfaçons". Le rachat du site par la SCIC MLBE en 2023 a permis de rebondir sur un nouveau partenariat avec la création d'un réseau de chaleur via le SIEML(2), incluant l'établissement mais aussi un particulier et les locaux de la communauté de communes Loire Layon  Aubance, présents sur la zone. Sur le coût global du projet (863 000 €), le reste à charge pour l'Ehpad, qui consomme 90 % du réseau, est de 265 000 €, payable par une redevance annuelle, amortie sur 20 ans. "L'économie n'est pas visible aujourd'hui, mais elle le sera à terme", assure la directrice.

Rénovation de la plateforme

Outre les travaux de raccordement entre l'Ehpad et la chaudière de 300 kW installée sur le site de la SCIC MLBE, une remise en état de la plateforme a été réalisée. "Il fallait rénover un pont bascule et installer une borne de pesée pour les camions de transport, souligne Denis Asseray, gérant de la société. Globalement, nous avons investi 25 000 € dans cette plateforme qui nous sert aujourd'hui de stockage pour nos plaquettes bois". Les anciens silos d'effluents et de digestat, au sol bétonné, permettent de conserver à l'abri les produits récoltés par la SCIC MLBE, majoritairement du bois issu de haies bocagères, mais aussi de forêt et de palettes industrielles, transformés en plaquettes (P45 et P31). "Certaines ont subi une opération de criblage afin d'enlever la poussière, précise-t-il. Cette fraction est d'ailleurs valorisée par un maraîcher voisin". Ce bois énergie est vendu dans des chaufferies industrielles ou de collectivités, principalement dans la métropole angevine, avec un fort potentiel de développement. 350 tonnes par an sont destinées à l'Ehpad Art et Loire, avec un taux d'humidité inférieur à 30 %, avec des lots "suffisamment homogènes et importants pour le bon réglage de la chaudière".

Sur la plateforme de Saint-Georges-sur-Loire, d'autres projets sont en réflexion au sein du comité de pilotage de la SCIC MLBE. "La couverture des bâtiments existants avec des panneaux photovoltaïques est à l'étude, cite par exemple Denis Asseray. Ainsi que la possibilité de l'auto-consommation collective avec l'Ehpad".

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