Aller au contenu principal

INTERVIEW
Se donner les moyens de la recherche

Pascal Laizé, responsable de la section environnement à la FDSEA, sur la taxation des semences de ferme.

Pascal Laizé
Pascal Laizé
© AA

La loi vient d'élargir la CVO en vigueur sur le blé tendre à 21 espèces végétales (céréales, protéagineux,
crucifères, etc). Est-ce choquant que désormais 21 espèces soient taxables ?
Pascal Laizé : Non. C'est le même principe que la copie de CD, la photocopie de livres ou d'articles de journaux. Certaines choses sont interdites et d'autres sont soumises à rémunération. Une taxe, conclue par un accord interprofessionel, existe déjà depuis 2001 sur le blé tendre. Elle va être étendue  à 21 espèces pour permettre à la recherche de poursuivre ses travaux. En effet, hormis sur le blé tendre, l'obteneur ne touchait une taxe qu'à la première vente, il n'est pas anormal que les volumes suivants soient soumis à taxe pour amortir les frais de recherche.

Et ce pour toujours ?
Non, au bout d'un certain temps, la variété tombe dans le domaine public. Mais en règle générale, à ce moment-là, elle est dépassée par une autre. Une variété qui est dans le domaine public ne donne plus lieu à taxation. C'est la différence essentielle avec les brevets qui maintiennent les droits.
Celui qui ne veut pas payer de taxe est donc libre d'utiliser des variétés tombées dans le domaine public.

Quelle marge peut encore négocier la profession ?
La loi crée le principe de rémunération à l'obtenteur mais laisse place au débat interprofessionnel afin que cette rému-nération soit équitable, mais sans surcharge insupportable pour l'agriculteur. En l'occurrence, il y aura discussion pour que la profession agricole puisse faire valoir son point de vue.

RECUEILLI PAR M. L.-R.

À découvrir aussi dans l'Anjou Agricole du 9 décembre :

Semences de ferme : questions-réponses

L’accord interprofessionnel de 2001 fixait les modalités d’une CVO sur le blé tendre. Le 28 novembre, le Parlement a étendu cette disposition à 21 espèces végétales. Qu’en est-il exactement ? à lire en page 14.


Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

François Becquet conduit un double troupeau de cervidés (35 mères) et de bovins à l'engraissement (110 animaux à l'herbe ) sur une SAU de 90 ha. Il emploie six salariés pour la transformation au labo et la commercialisation de la viande sur l'exploitation et les marchés de producteurs de Verrières-en-Anjou et la ferme angevine. 
Il s'est formé pour repérer les signes
D'un système engraisseur pur, François Becquet fait naître aujourd'hui une vingtaine de veaux sur son exploitation, à Baugé-en-…
Jean Luc Mary apprécie aussi bien la production que la vinification ou le commerce du vin. Au 22 mai, la vigne commence à fleurir à Saumur.
"Je m'arrête sans connaître 
le montant de ma retraite"
Viticulteur à Saumur, Jean-Luc Mary prendra sa retraite le 1er août. Il  bénéficiera de la revalorisation liée à la prise en…
La récolte du colza à La Fosse de Tigné, lundi 15 juin. 
Un mois d'avance pour le colza
La récolte des céréales a débuté dans le Maine-et-Loire, avec un mois d'avance pour le colza.
Éleveur
et footballeur
Entre gestion de l'exploitation agricole, engagements collectifs, vie de famille, pas toujours facile de trouver du temps pour la…
Joël Roncin, président du syndicat de bassin de l'Oudon, Samuel Legrais, de l'association Sylvagraire, et Aurélien Gernigon.
Aurélien Gernigon a planté 1 150 m de haies 
Éleveur allaitant à Challain-la- Potherie, Aurélien Gernigon a bénéficié du soutien du syndicat de bassin de l'Oudon pour planter…
Jean-Charles et Bertrand Martineau devant leur presse. Les huiles et les tourteaux sont commercialisés en local.
Les huiles maison
des frères Martineau
Bertrand et Jean-Charles Martineau se sont lancés dans le pressage du tournesol et du colza, sur la ferme familiale de Chambourg…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois