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Un projet de vie et de convictions

Jeunes maraîchers bio à Longué-Jumelles, Julia Saulais et Corentin Perrot souhaiteraient doubler leur surface afin de pouvoir satisfaire une demande soutenue. Et rester en accord avec leurs aspirations profondes.

Julia Saulais et Corentin Perrot dans l'un des rangs de fruitiers sous serre de leur exploitation, composé d'une succession de pêchers, pieds de vignes (10 cépages différents) et abricotiers.
Julia Saulais et Corentin Perrot dans l'un des rangs de fruitiers sous serre de leur exploitation, composé d'une succession de pêchers, pieds de vignes (10 cépages différents) et abricotiers.
© AA

« Une agriculture paysanne, avec l'environnement et l'humain pour totems. » Nul doute qu'ils savent ce qu'ils veulent, les maraîchers du Pas-Sage obligé. Le couple formé par Julia Saulais et Corentin Perrot - 34 ans chacun - est installé en bio à Longué-Jumelles depuis 2014. Tous deux issus de l'ésa d'Angers, ils ont quitté un poste rémunérateur (à l'Inra pour Julia, dans un bureau d'études en traitement de l'eau pour Corentin) afin de concrétiser leur projet de vie.

Leur ferme ? Un système « bio-intensif » fondé sur les rotations, avec des amendements organiques et un travail du sol minimisé. Pour obtenir une gamme complète de fruits, légumes, safran et aromates, sous serres ou de plein champ, « quasiment sans phytos ».

Stars du moment, les fraises couvrent 1 000 m2, soit 1/5e de la surface sous abri de l'exploitation. « On en produit environ 2 tonnes par an », indique le jeune entrepreneur.

Six variétés, choisies pour leur goût et leur taille, vendues aux alentours de 10 EUR/kg. On se les arrache, notamment sur la plate-forme numérique Lebaluchonfermier.fr.

Autres produits phares de l'entreprise, les tomates et courgettes en saison, les carottes, les pommes de terre, etc. garnissent des paniers sur mesure, livrés à domicile ou sur le lieu de travail. Le Pas-Sage obligé approvisionne aussi les bistrots, tables haut-de-gamme, restaurants collectifs et magasins spécialisés, à Angers, Cholet, Saumur, Paris. Sans oublier la vente directe à la ferme, 2 fois par semaine.

« On a quadruplé notre chiffre d'affaires (CA) en 4 ans. On plante et on récolte tout au long de l'année ; ça alimente la trésorerie, et ça permet d'occuper les salariés. Mais aujourd'hui on est au maximum de nos capacités de production, rapportées à la surface. Si on en avait la possibilité on doublerait le parcellaire, mais les multiplicateurs de semences sont nombreux dans le secteur... », observe le couple.

Alors, en attendant l'opportunité immanquable, et afin de satisfaire la demande, le Pas-Sage obligé a recours à l'achat-revente de produits bio - à hauteur d'1/4 du CA. En particulier sur les bananes, les kiwis, les pommes, les poires.

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