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Sécheresse
Une situation de plus en plus préoccupante

Alors que le manque d’eau pourrait durer jusqu’à fin octobre d’après Météo-France, la FDSEA, Jeunes agriculteurs et la Chambre d’agriculture sollicitent l’aide des pouvoirs publics.

© Réussir JJ Biteau

Dans une note adressée au préfet du Maine-et-Loire, La FDSEA et la Chambre d’agriculture font état d’une situation particulièrement préoc-cupante du fait d’une sécheresse persistante. D’autant que les prévisions du modèle saisonnier de Météo-France prévoient la poursuite de l’épisode jusqu’à fin octobre, ce qui laisse peu de chance aux stratégies d’atténuation qui pourraient être proposées aux éleveurs (semis de colza fourrager, ray grass...).En 1976, année de sécheresse historique, les pluies d’automne avaient permis un retour à l’herbe des animaux en septembre et une coupe de foin.

Les premières constatations de pertes qui ressortent de leurs enquêtes se situent à trois niveaux :
- une baisse des quantités produites, particulièrement pour ce qui concerne les fourrages et la paille ;
- une qualité moindre des fourrages ;
- une nécessité d’entamer d’ores et déjà les stocks et de réaliser des achats compensatoires.
Pour Jean-Paul Piet, secrétaire général de la FDSEA, « le plus grave, c’est que les éleveurs n’avaient pas ou peu de stocks au printemps
et vont donc devoir acheter, alors que le contexte économique de l’élevage est déjà très difficile ». Si les fourrages sont très concernés, ils ne sont malheureusement pas les seuls, les plantes médicinales sont très touchées et les grandes cultures sont atteintes même si c’est dans une moindre mesure. Leurs premières estimations chiffrées montrent que l’ensemble du département est concerné et que les différences sont plus dues à la qualité des sols et des cultures qu’à des variations de pluviométrie, de toute façon très faible partout.
En prairie, les pertes sont énormes de 35 à 80 % selon les secteurs. Ces résultats sont confirmés par les premières évaluations des pertes sur le maïs qui sont dans les mêmes proportions. En plantes médicinales, selon les espèces, les pertes sont plus hétérogènes, de 10 à 100%. Pour les céréales et les protéagineux, les pertes sont moindres tout en restant fortes, de 10 à 50%. Ces éléments ont conduit la FDSEA et JA, soutenus par la Chambre d’agriculture, à confirmer leur demande de soutien des pouvoirs publics faite le 28 juillet auprès du préfet. Celà concerne en particulier une aide aux fourrages, une exonération de la TFNB et la mise en place d’une procédure calamité. La Chambre d’agriculture a décidé d’un plan de communication pour aider les agriculteurs à trouver les moyens de pallier le manque de fourrage.

Sylvain DAURY

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