L'Anjou Agricole 22 août 2019 a 12h00 | Par Romain Devaux

Du volume malgré une météo chaotique

La cueillette des poires a débuté dans le Maine-et-Loire. Reportage aux Vergers du grand clos, à Trélazé.

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La température est descendue à - 3,2°C dans la nuit du 3 au 4 avril. Conséquence : moins de fruits sur les arbres et des anneaux sur les poires. C’est la première année que Jean-Laurent Laval subit de tels dégâts de gel sur son verger.
La température est descendue à - 3,2°C dans la nuit du 3 au 4 avril. Conséquence : moins de fruits sur les arbres et des anneaux sur les poires. C’est la première année que Jean-Laurent Laval subit de tels dégâts de gel sur son verger. - © AA

La récolte des poires a commencé le 13 août aux Vergers du grand clos, à Trélazé. « On
débute la cueillette avec la Williams », explique le producteur de fruits, Jean-Laurent
Laval. Sur 11 hectares, il produit 10 hectares de poires, 1 hectare de pommes (il cultive aussi 0,4 ha de fraises). 6 saisonniers ont terminé ce jeudi la cueillette d’un demi hectare de poires Williams. Les calibres sont normaux et le taux de sucre satisfaisant grâce à l’ensoleillement. Quant au  volume, il s’annonce meilleur que l’an dernier. « Il faut dire qu’en 2018, on était sur une alternance négative... » Pourtant, entre les gelées du printemps et la sécheresse, la météo n’a pas épargné le verger. La nuit du 3 au 4 avril a été fatale : - 3,2°C. « Les Williams, les Conférence et les Passe-crassane étaient en pleine défloraison. » Résultat : des anneaux de gels sur certains fruits et beaucoup de perte en bas des arbres. L’arboriculteur avait protégé le verger avec de l’aspersion et des bougies. « Cela a permis de limiter la casse... Au total, on est intervenu 4 nuits entre avril et mai. » Aujourd’hui, difficile encore de mesurer l’ampleur des dégâts. « En Williams, 15 % des poires ont des anneaux. Mais cela ne m’empêchera pas de vendre ces fruits en vente directe. Cela permet aussi de communiquer auprès des consommateurs », relativise l’arboriculteur. Il commercialise sa production principalement à des grossistes (75 %), au Verger de la Blottière (17 %) et en vente directe (8 %).

Des feuilles grillées
Autre difficulté rencontrée cette année : la sécheresse. Le pic de canicule a eu des conséquences sur les poires Conférence. « Les feuilles ont grillé. Comme il n’y a plus de photosynthèse, les fruits ne sont plus alimentés. » Pour alimenter son système de goutte-à-goutte, l’arboriculteur est raccordé au réseau du bassin de l’Authion. « En plus, j’ai une réserve de 10 000 m3 pour mon système d’aspersion. » Les 25 mm de samedi 17 août ont été un soulagement pour Jean-Laurent Laval. « Cela m’a permis de couper l’aspersion pendant 6 jours... » La météo semble plus clémente ces derniers jours. « Les  écarts de température entre la nuit et la journée de ces derniers jours sont idéaux pour la coloration des fruits. »

Pour la récolte des Williams, les Vergers du grand clos ont embauché 6 saisonniers. Au maximum, lors de la récolte, l’entreprise sollicite 30 saisonniers.
Pour la récolte des Williams, les Vergers du grand clos ont embauché 6 saisonniers. Au maximum, lors de la récolte, l’entreprise sollicite 30 saisonniers. - © AA

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