L'Anjou Agricole 21 août 2014 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Petite angevine - Le grand rendez-vous de la rentrée dans les Mauges

Lundi 1er septembre, après les courses hippiques du week-end, la foire de la Petite angevine s’installera à l’hippodrome de la Prée à Beaupréau. Plus de 20 000 personnes attendues.

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Le battage à l’ancienne, les chevaux percherons, les rouges des prés, le concours de génisses et celui de la race blonde d’Aquitaine. Le monde agricole est encore bien représenté à la foire de Beaupréau.
Le battage à l’ancienne, les chevaux percherons, les rouges des prés, le concours de génisses et celui de la race blonde d’Aquitaine. Le monde agricole est encore bien représenté à la foire de Beaupréau. - © AA

Initialement prévue pour le 1er septembre, la rentrée scolaire a été reportée, pour les élèves, au mardi 2 septembre. Une décision qui a soulagé les organisateurs de la foire de la Petite angevine, toujours très fréquentée en veille de rentrée. “C’est très bien pour les familles”, se réjouit Gilles Leroy, de la société des courses de Beaupréau. Nombreux sont aussi les baby-boomers à se rendre à la foire avec leurs petits-enfants. “Nous avons même observé un regain de fréquentation l’an dernier. Le parking payant avait accueilli 400 entrées de plus”.
L’édition 2014 se présente sous les meilleurs auspices, avec autour de 400 à 500 exposants, et une présence plutôt renforcée du pôle agricole. “Les exposants en matériel nous demandent toujours plus d’espace”, note Gilles Leroy. De nouveaux exposants feront leur entrée sur l’hippodrome, dans le domaine du bâtiment et de l’énergie (isolation des bâtiments, lutte contre la précarité énergétique...).
La foire est un rendez-vous incontournable pour les commerçants, les entreprises, les associations locales. Le monde agricole est bien représenté avec, pour la deuxième année, le marché des producteurs de pays, la présence de plusieurs races bovines et les chevaux percherons.

Le marché de producteurs. Piloté par le CRDA des Mauges, antenne de la Chambre d’agriculture, un marché est proposé par les producteurs locaux. L’expérience née l’an dernier est renouvelée et élargie. “Une dizaine de producteurs est attendue”, annonce Vincent Boudet, du CRDA. On y trouvera une variété de produits : des légumes, de la volaille, des merguez d’agneau, du pain bio, de la rillette, du fromage de chèvre, du lapin, du vin, du safran, des pommes, des figues et même des savons au lait de jument. Deux nouveautés, cette année, autour de ce marché : une assiette gourmande (10 euros), accompagnée d’un jus de pomme ou d’un verre de vin, est proposée au public. Deuxième innovation : des animations culinaires sont  mises en place par le Pays des Mauges, à proximité du marché. Trois fois dans la journée, des démonstrations de recettes sont prévues avec des produits locaux. Des personnes du public seront sollicitées pour mettre la main à la pâte.

Le concours de génisses par les jeunes. L’association  de jeunes éleveurs “Mauges élevage passion” organise à nouveau son concours de génisses en races prim’holstein et normande. Une cinquantaine d’animaux sont attendus pour être jugés sur leur morphologie. 
En prim’holstein, un juge d’Ille-et-Vilaine fera le déplacement. Des présentations de génisses blanc bleu et parthenaises sont aussi prévues.

Le concours départemental des blondes d’Aquitaine. Une mise en jambes avant le concours de Festi’élevage et le National. Comme chaque  année, les éleveurs de blondes d’Aquitaine se confrontent en concours départemental à la Petite angevine. Entre 60 et 70 animaux sont attendus, pour une douzaine d’élevages. Alain Rousselot, le président du syndicat départemental de la race, se réjouit de la participation de trois nouveaux élevages : ceux de Laurent Ruillé (Cléré-sur-Layon), Philippe Levron (La Romagne) et l’EARL Pasquier (La Romagne). “Le syndicat avait fait des démarches dans ce sens, l’objectif était d’accueillir cinq nouveaux exposants. Notre travail a payé”.   Le concours se déroulera de 9 h  à 16 h, avec les prix de section le matin et les prix de championnat l’après-midi.  Pour la blonde d’Aquitaine, le concours national de Biarritz coïncide cette année avec Festi’élevage, le week-end des 6 et 7 septembre. Trois élevages de Maine-et-Loire participeront au National, celui de Marc Riotteau (Gesté), celui de Patrick Lefort (Trémont), et le Gaec Rothureau (Beaupréau).

Le concours percherons. Un concours d’utilisation de chevaux de trait de race percheronne est organisé à la Petite angevine par le syndicat départemental.

La présentation des rouge des prés. La race locale reste fidèle à la foire, avec quelques bovins en présentation.

Le stand Jeunes agriculteurs. Les JA feront sur leur stand, la promotion de la viande bovine et porcine locale, grâce à la vente de sandwiches. Autour du stand JA aussi, une démonstration de battage à l’ancienne avec l’association les Vieilles soupapes de Trémentines.

 

S.H.
Les tracteurs de la concession Modema Agri, lors d’une édition précédente.
Les tracteurs de la concession Modema Agri, lors d’une édition précédente. - © AA

Matériel agricole

Fidèle à la foire “depuis toujours”

La Petite angevine, “l’entreprise y est depuis toujours”, raconte Philippe Renou, PDG de Modema Agri (Saint-Léger-sous-Cholet). “Mon prédécesseur, Jean Besnard, y a participé chaque année depuis la création de l’entreprise, après-guerre. à l’époque nous étions implantés à Andrezé”. Si l’emplacement du stand n’a pas bougé d’un iota depuis le début, les temps ont changé. “Il y a 25 ans, toutes les usines de chaussures fermaient le jour de la foire, il y avait une forte affluence”, se souvient Philippe Renou, arrivé dans l’entreprise en 1976. Aujourd’hui, la Petite angevine, on y vient plus pour entretenir des relations commerciales que pour y faire des affaires. “Il y a encore une vingtaine d’années, on venait vraiment exposer du matériel que les gens étaient susceptibles d’acheter. Beaucoup de bons de commande se signaient sur la foire, poursuit le dirigeant d’entreprise. Maintenant, c’est un rendez-vous de convivialité. On reçoit nos clients, on discute, mais ils n’achètent pas sur place.” Mais la présence d’un stand, parmi une dizaine d’autres exposants de matériels, reste un moment privilégié dans l’année, pour présenter les nouveautés en matériel. Les derniers modèles de chez Massey Ferguson, la marque phare de la concession, sont toujours en exposition. Et une dizaine de collaborateurs de l’entreprise est mobilisée sur le stand. En terme de temps et de coût, “l’organisation sur une seule journée est très intéressante”, souligne Philippe Renou. Le matériel est amené le dimanche soir après les courses et le lundi matin dès 5 h 30, pour être retiré le mardi.

S.H.


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Dans le Maine-et-Loire en 2018, 220 installations ont vu le jour, dont 117 avec les aides. Pour 450 départs.

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