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Sanitaire
1er bilan des impacts FCO et MHE

Après une année où le Maine-et-Loire a connu une épizootie de MHE, l'année 2025 a été marquée par la FCO 3 et 8. À ce titre, le GDS 49 et le GTV 49 lancent une campagne de communication sur la vaccination et les impacts de la maladie.

© S. Roupnel

En Maine-et-Loire, le nombre de nouveaux foyers diminue depuis plusieurs semaines, avec seulement quatre cas supplémentaires de FCO 3 et un cas de FCO 8 recensés la semaine dernière. Le froid des derniers jours devrait également contribuer à réduire la circulation virale. Sur la saison vectorielle 2025, la vaccination contre la FCO 3 reste toutefois faible dans le Grand Ouest : au 30/06/2025, seuls 11 % des bovins étaient vaccinés en Maine-et-Loire. À l'inverse, le Nord et l'Est de la France, fortement touchés en 2024, affichaient de bien meilleurs taux de vaccination en 2025, ce qui explique qu'ils aient été peu touchés cette année. Il est important de rappeler que lors d'un passage viral, seuls 50 à 70 % des animaux s'infectent et développent des anticorps. Les 30 à 50 % restants demeurent sensibles et peuvent être atteints lors de la saison vectorielle suivante.

Les premières évaluations des impacts de la FCO sur les performances des cheptels révèlent des conséquences importantes. Dans les troupeaux positifs, on observe une augmentation de 74 % des avortements, de 8 % de la mortalité et de 15 % des mort-nés. La FCO peut également provoquer une stérilité temporaire chez les taureaux. À ce titre, le GDS et le GTV recommandent de surveiller la monte, de programmer des échographies et, si nécessaire, de faire tester les taureaux afin de vérifier leur fertilité. Par ailleurs, en lien avec l'épizootie de MHE de 2024, un décalage des naissances est constaté depuis le début de l'année : - 6 %, soit environ 5 000 veaux en moins. Cette diminution se traduit par un manque de trésorerie dans les élevages allaitants et une baisse de production dans les élevages laitiers. Des retours d'éleveurs indiquent également que la MHE pourrait avoir des effets à moyen terme chez les veaux issus de mères positives, notamment une croissance plus faible ou des boiteries difficiles à soigner.

La vaccination reste le moyen le plus efficace de lutter contre la FCO et doit être considérée comme un véritable investissement pour le cheptel.

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