Aller au contenu principal

Opérations pneus
2 380 tonnes de pneus collectés en deux mois

La collecte de pneus organisée par la FDSEA sur tout le département s’est terminée jeudi 11 mars sur le site de Jarzé. L’heure de faire le bilan sur cette importante opération est venue.

Les pneus ont été acheminés vers le site de broyage Méga Pneus situé au sud de Tours.
© AA

La collecte de pneumatiques usagés agricoles a commencé le 11 janvier dernier sur le site de Vihiers. 40 jours plus tard, ce sont 2 380 tonnes qui ont été apportées par les agriculteurs
sur les différents sites mis à disposition par Terrena. Ouverte à tous les agriculteurs du département, la collecte a permis à 267 agriculteurs (actifs et retraités) de se débarrasser de ces pneus présents depuis des années dans les exploitations. Cela représente 660 bennes qui ont roulées des fermes jusqu’aux six sites de collecte. Certains agriculteurs ont fait plus de 40 km jusqu’à leur point de collecte le plus proche.

180 camions mobilisés

Afin de respecter au maximum les exigences de qualités des apports du site de broyage, des responsables professionnels ont été sollicités afin de contrôler l’absence de terre, pierres… dans les pneus arrivant sur les sites de collecte. De même, les différentes catégories de pneus (véhicules légers et poids lourds) ont dû être apportées à des jours différents. En effet, cette distinction est importante pour le devenir des pneus puisqu’ils ne peuvent être broyés ensemble compte tenu du profil des pneus. Tous ces pneus ont ensuite été acheminés via 180 camions
vers le site de broyage de Méga Pneus situé au sud de Tours. Puis le broyat a été utilisé dans une cimenterie mayennaise ou exporté à l’étranger afin de servir de combustibles le tout dans une filière contrôlée et homologuée. En effet, les pneus agricoles étant trop abimés du fait de leur stockage extérieur, ils ne peuvent être recyclés de la même façon que dans les filières des garagistes. Chaque année en France, Ensivalor recycle 15 000 tonnes de pneus agricoles avec une demande de plus en plus forte des agriculteurs pour se débarrasser des pneus présents
sur les tas d’ensilage. Et dans le Maine-et-Loire les tonnages sont encore nombreux


Interview Jean-Paul Piet, responsable en charge du dossier de collecte de pneus

Vers une nouvelle collecte en 2023-2024 ? 

Quel bilan tirez-vous de cette première collecte départementale ?

Jean-Paul Piet : Nous sommes très satisfaits du déroulé de cette opération. Tout s’est très bien passé durant ces 40 jours qui ont permis le recyclage de 2 380 tonnes de pneus usagés
agricoles. Nous remercions l’ensemble des équipes de Terrena pour la mise à dispositions des 6 sites de collecte ainsi que pour leur très bon accueil et leur disponibilité.
Cette collecte n’aurait pas pu se dérouler de cette façon sans le sérieux des agriculteurs tant dans la qualité des apports que dans la ponctualité, puisqu’il faut souligner que nous avons
respecté au jour près le planning initial.

Au final, quel est le reste à charge facturé aux agriculteurs ?

Nous avions toujours annoncé que le tarif aux agriculteurs serait à moins de 100€ la tonne et nous avons respecté cet engagement puisque le reste à charge facturé aux agriculteurs
est de 80€ tonne. Le tarif est largement raisonnable au vu de ce que l’on peut entendre comme tarif dans des entreprises de traitements des déchets. Nous avons pu respecter
les tarifs annoncés grâce aux subventions d’Ensivalor et de l’ADEME que nous avons obtenues en faveur des agriculteurs.

Pensez-vous pouvoir réitérer une telle opération dans les années à venir ?

Effectivement, il reste encore énormément de pneus dans les exploitations du Maine-et-Loire. Un gros nettoyage a déjà été fait mais nous n’avons pas pu tout évacuer étant donné que nous étions limités à un tonnage. Nous avons d’ores et déjà déposé un dossier pour faire une nouvelle collecte en janvier 2023 ou janvier 2024 suivant les disponibilités de l’association Ensivalor. Les personnes souhaitant participer à cette future collecte peuvent déjà se faire connaître en se rendant sur le site www.agri49.com et en renseignant leurs coordonnées. Nous les recontacterons quand nous aurons une nouvelle date de collecte pour concrétiser leur inscription.
 

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Sylvain et Coralie Morfoise élèvent des vaches laitières à Segré-en-Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée), dans un système pâturant. 
Un élevage familial à découvrir avec JA

Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes…

Joël Chenuau dispose d'une réserve tampon pour l'irrigation de ses cultures.
Aubance : la gestion collective volontaire se met en place
37 exploitations situées dans le bassin versant de l'Aubance se lancent cette année dans la gestion collective de l'irrigation. L…
Sur le volet investissements, les types de projets éligibles sont : rénovation de réseaux d'irrigation, création de réserves, stockage d'eau ou encore réutilisation d'eaux usées traitées à des fins agricoles.
Le Fonds hydraulique agricole 2026 se déploie en Pays de la Loire
Le Fonds hydraulique agricole vise à accompagner la mise en œuvre de projets favorisant l'accès à l'eau pour les exploitations…
François Becquet conduit un double troupeau de cervidés (35 mères) et de bovins à l'engraissement (110 animaux à l'herbe ) sur une SAU de 90 ha. Il emploie six salariés pour la transformation au labo et la commercialisation de la viande sur l'exploitation et les marchés de producteurs de Verrières-en-Anjou et la ferme angevine. 
Il s'est formé pour repérer les signes
D'un système engraisseur pur, François Becquet fait naître aujourd'hui une vingtaine de veaux sur son exploitation, à Baugé-en-…
Gilles Paré, agriculteur à Beaufort-en-Anjou, a implanté une bande fleurie d'une quinzaine d'espèces en bordure d'une de ses parcelles.
Vertus d'une bande fleurie

Gilles Paré, agriculteur à Beaufort en Anjou, a semé une bande enherbée le long d'une de ses parcelles. Une mise en place qui…

Jean Luc Mary apprécie aussi bien la production que la vinification ou le commerce du vin. Au 22 mai, la vigne commence à fleurir à Saumur.
"Je m'arrête sans connaître 
le montant de ma retraite"
Viticulteur à Saumur, Jean-Luc Mary prendra sa retraite le 1er août. Il  bénéficiera de la revalorisation liée à la prise en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois