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prix du lait
Action lait : le mouvement prend de l’ampleur

Des camions interceptés, des entreprises visitées par les éleveurs.

Jeudi 31 octobre, devant le siège de Terrena à Ancenis (44).
Jeudi 31 octobre, devant le siège de Terrena à Ancenis (44).
© FDSEA49

La colère des producteurs de lait, qui dénoncent un prix trop bas sans aucun lien avec les marchés, semble faire tache d’huile. Après une première action mardi 29 octobre à Angrie, où des producteurs de lait du Segréen avaient bloqué un camion Terrena (Laïta), les actions se multiplient. Jeudi 31 octobre au matin, alors qu’une délégation de producteurs FDSEA et JA du Maine-et-Loire rencontrait la direction de l’entreprise Terrena à Ancenis, 80 producteurs étaient présents en soutien et ont bâché les grilles de l’usine et le rond-point routier devant le siège. Pendant ce temps, leurs collègues du Segréen poursuivaient les interceptions de camions, ciblant particulièrement le leader français Lactalis (Président, Bridel, Lactel…). Trois camions ont ainsi été bloqués plusieurs heures à Villemoisan, La Meignanne et Montreuil-sur-Maine. Lundi 4 novembre, plus de 70 producteurs se sont relayés pour bloquer  l’usine Lactalis de Vallet (44). Lundi aussi, au Lion-d’Angers, des éleveurs ont bloqué un camion de collecte.

Les producteurs reprochent à Lactalis et à Sodiaal (première coopérative laitière française) de ne pas appliquer les modalités de fixation de prix qu’ils ont eux-mêmes inscrits dans leurs contrats ou règlement intérieur. Et ils reprochent aux autres entreprises de s’aligner sur les leaders. Selon le responsable de la Fédération départementale laitière, Alain Cholet, le prix annuel 2013 devrait être de 346 Ä/1 000 litres, alors que les entreprises veulent payer seulement 335 .

 

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