Aller au contenu principal

Interview
“Adhérer à l’OP pour négocier les contrats collectivement”

Dominique Godard, Association ligérienne des producteurs de lait Lactalis.

Dominique Godard, éleveur à La Poitevinière, porte un regard très critique sur le contrat proposé par 
Lactalis.
Dominique Godard, éleveur à La Poitevinière, porte un regard très critique sur le contrat proposé par
Lactalis.
© AA

Vous appelez les producteurs à adhérer à l’Association ligérienne des producteurs de lait. Pourquoi ?
Dominique Godard : C’est une association de producteurs non syndicale, ouverte à tous les éleveurs de Maine-et-Loire livrant leur lait à Lactalis. Elle a été créée en mars par des membres des trois groupements de producteurs Nestlé Vallet, Célia Saint-Florent-le-Vieil et Célia Montfaucon-sur-Moine livrant à Lactalis. Notre objectif : préparer une contre-proposition de contrat et la porter collectivement auprès de l’entreprise. Aujourd’hui, un travail de fond est réalisé au niveau régional Bretagne et Pays de la Loire, et national, pour expertiser le contrat. Mais plus nous serons nombreux dans les organisations de producteurs, localement, plus notre point de vue pèsera dans les négociations que nous souhaitons entamer avec Lactalis, fin juin.

Qu’est-ce qui est à revoir dans le contrat proposé par Lactalis ?
Nous avons relevé des clauses tout à fait inacceptables pour les producteurs. Par exemple, celle qui stipule qu’un éleveur ne pourra pas céder son exploitation sans l’accord du transformateur. Des points sont aussi à revoir quant à la durée du contrat, à la facturation, aux termes employés (nous préférons vente et achat de lait plutôt que “fourniture”). Le sujet qui nous semble primordial est la gestion des volumes. Elle doit se réaliser en interprofession, où les producteurs ont leur mot à dire. Points positifs, Lactalis propose un volume annuel et non pas mensualisé, elle s’engage à respecter la législation sur les quotas jusqu’en 2015. Au-delà, un débat entre l’interprofession, les OP et l’entreprise devra avoir lieu. En revanche, pour maîtriser les volumes, l’entreprise veut garder un système de pénalités qui reviendraient à elle seule. Avoir le beurre et l’argent du beurre, en quelque sorte. Nous, producteurs, demandons que le système soit géré par l’ensemble de la filière.

Combien de producteurs pouvez-vous mobiliser ?
En Maine-et-Loire, environ 500 éleveurs livrent à Lactalis et sont invités à nous rejoindre. Le bassin laitier des Pays de la Loire et de la Bretagne rassemble plus de 6 000 producteurs.

Propos recueillis par S.H.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Face à des rendements catastrophiques, de nombreux éleveurs se trouvent contraints d'acheter des fourrages.
Le préfet réunit la cellule de crise
François Pesneau, préfet de Maine-et-Loire, a réuni, avec la Chambre d'agriculture, la cellule départementale sécheresse vendredi…
Le triplement des cours mondiaux des protéines laitières en l'espace d'une année s'explique d'abord par l'appétit pour les produits alimentaires enrichis en protéines.
Le retour amer de la protéine laitière
Nutrition sportive, traitements anti-obésité... Les protéines laitières ont le vent en poupe et les cours mondiaux s'affolent.…
La vendange a commencé mercredi 19 août au Château du Fresne à Bellevigne en Layon (Faye d'Anjou). En haut à droite, un des associés, David Maugin. En-dessous, des baies flétries par le soleil. 
Une vendange très précoce et affectée par les canicules 
Des premières parcelles de vigne ont été vendangées dès le 6 août en Maine-et-Loire. Une vendange 2026 marquée par une très…
Rendez-vous les 29 et 30 août au concours inter-départemental blondes d'Aquitaine

Après un format restreint au territoire du Maine-et-Loire en 2025, le concours de la race blonde d'Aquitaine sera à nouveau…

Open génisses de la Petite Angevine : la race brune arrive sur le ring

L'open génisses organisé par Mauges Élevage Passion aura lieu dimanche 30 août, avec 53 animaux. La race brune remplacera la…

Clément Lebaux, jeune installé à Chemillé-en-Anjou (Saint-Georges des Gardes) et sa compagne Manon Bretaudeau, salariée, devant un maigre silo d'ensilage de 7 tonnes, alors que cet espace devrait être rempli aux trois quarts. 
Pour pallier le manque de fourrage, ils vont ensiler à 35 km de leur ferme
Installé en janvier à Chemillé-en-Anjou (Saint-Georges des Gardes), Clément Lebaux va débourser plus de 20 000 € en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois