Fiscalité
Amortissement du cheptel allaitant : gain potentiel de 1 000 € par animal
En matière de fiscalité, de nombreux outils sont venus enrichir la palette mise à disposition en faveur de la production viande bovine. Tour d'horizon avec Philippe Saluden, fiscaliste chez AS Maine-et-Loire.
Un nouveau dispositif s'applique en 2026 permettant aux éleveurs de bovins allaitants de passer en amortissement le cheptel reproducteur. Pouvez-vous nous en expliquer le fonctionnement ?
D'abord, il ne s'agit pas d'un nouveau texte législatif, mais plutôt d'un repositionnement de l'administration fiscale. Cela fait suite à un courrier adressé par la FNSEA en septembre 2025 à l'autorité des normes comptables, et qui a amené l'administration fiscale à clarifier sa position sur la comptabilisation des vaches allaitantes. Plus précisément, cela concerne les animaux reproducteurs, donc à partir des génisses mises à la reproduction. On a le choix de ne plus considérer ces animaux comme un stock, mais comme un bien amortissable, sur une durée de 5 à 7 ans, et donc soumis aux plus-values lorsque l'animal est vendu à la réforme.