Pépinière
Anjou Plants, spécialiste du plant de fraisier, fidèle du Sival
Implantée à Longué-Jumelles, Anjou Plants produit 14 millions de plants de fraisiers par an. Le Sival est un rendez-vous incontournable pour cette coopérative angevine.
Implantée à Longué-Jumelles, Anjou Plants produit 14 millions de plants de fraisiers par an. Le Sival est un rendez-vous incontournable pour cette coopérative angevine.
Comme à son habitude, le spécialiste angevin des plants de fraisiers sera cette année au Sival, avec un stand (B92) dans le hall Ardesia. "Si l'on y est, ce n'est pas forcément pour trouver de nouveaux clients, mais pour aller à la rencontre de nos clients. On aime rencontrer nos producteurs, mettre un visage sur une voix que l'on a souvent au téléphone, explique Jérémy Biland, responsable de la coopérative depuis 2 ans. Le salon, c'est aussi le moment de rencontrer nos fournisseurs, car ils sont tous là." Le dirigeant en profite pour faire son marché auprès des fabricants de serres, nacelles, plaques de cultures, filets paragrêle...
"C'est aussi le moment de capter de nouvelles idées, de se mettre au courant des tendances, de voir de nouvelles machines", apprécie-t-il. L'an dernier, la coopérative a acquis, à la suite du Sival, un robot de traitement qui va être utilisé dans ses nouvelles serres de production hors sol. C'est aussi l'occasion parfois, de diffuser des offres d'emploi pour les saisons. La structure, qui emploie 25 permanents, embauche jusqu'à 180 personnes l'été et 80 l'hiver.
Neuf coopérateurs
Avec ses 14 millions de plants de fraisiers (dont 300 000 commercialisés en bio) produits chaque année, Anjou plants est un opérateur qui compte dans le domaine du maraîchage. Composée de 9 coopérateurs, la coopérative, créée en 2001, compte 28 à 30 ha de surfaces plein champ chez les producteurs multiplicateurs et 14 ha de pépinière plein champ et hors-sol à Longué-Jumelles. Elle cultive un assortiment d'une trentaine de variétés, dont 5 variétés d'essai. Des incontournables du domaine public, comme la Gariguette, référence française en hors-sol, ou la Mara des bois. Mais aussi des variétés protégées plus récentes comme la Dream, ou la Chloé. "Nous ne sommes pas obtenteurs, précise Jérémy Biland. Nous travaillons avec des obtenteurs qui nous accordent des licences". La coopérative produit des plants sous différentes formes, destinés à la fois au hors-sol et à la pleine terre. "En matière variétale, ce qui fonctionne aujourd'hui en France, ce sont des fraises résistantes à l'oïdium, qui aient du goût, du rendement, et plutôt une forme allongée. Ça, c'est l'influence de la Gariguette ! Les pays voisins ont une préférence pour les fraises plus rondes."
"On gère la pénurie"
Anjou Plants expédie ses plants à travers toute la France, à destination de deux types de clientèle : des producteurs de fruits (10 millions de plants) d'une part, et des horticulteurs pour le circuit des jardineries d'autre part (4 millions de plants). Mais d'un point de vue financier, c'est le marché professionnel qui pèse le plus, générant 87 % du chiffre d'affaires. "Nous vendons aussi bien à des gros qu'à des petits producteurs, souligne Jérémy Biland. Nous avons vocation à répondre à tout le monde". Et cela n'est pas toujours une tâche facile... Aujourd'hui, le dirigeant s'emploie surtout à "gérer la pénurie". Le marché du plant de fraisier est en tension, avec des demandes bien supérieures à la capacité de production. "Des acteurs du secteur ont cessé leur activité, notamment parce qu'on rencontre des problèmes sanitaires comme l'anthracnose, qui affecte les pépinières françaises".
Davantage de hors-sol
Sur son siège de Longué-Jumelles, la coopérative vient d'investir de nouveaux petits tunnels, dans l'objectif de transférer une partie de la production pleine terre vers du hors-sol (sur 1,6 ha), afin d'y produire des stolons. "On devrait y faire 2,5 millions de stolons, sur les 9 millions produits chaque année". Cet investissement doit permettre à la fois d'améliorer les conditions de travail des salariés, qui désherbent à la main, de contourner les difficultés liées à la désinfection des sols, et de renforcer la protection contre la grêle, un des principaux ennemis de la culture.