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Revenus
Appel à mobilisation pour défendre les revenus agricoles

Importante mobilisation à Angers, le vendredi 7 novembre, pour dénoncer l’attitude des grandes et moyennes surfaces (GMS) et l’ambiguïté des pouvoirs publics.

En septembre 2007, les agriculteurs avaient manifesté dans les grandes 
surfaces autour du slogan “La distribution nous roule dans la farine”.
En septembre 2007, les agriculteurs avaient manifesté dans les grandes
surfaces autour du slogan “La distribution nous roule dans la farine”.
© AA

La FNSEA appelle à une journée nationale d’action le vendredi 7 novembre. Toutes les régions de France et toutes les productions seront mobilisées le même jour. Au menu : hausse des charges, baisse des prix des produits agricoles et relations avec la grande distribution. L’objectif est de mettre la pression sur le gouvernement à quelques jours de la tenue de la conférence agricole sur les revenus fixée le 12 novembre. Celle-ci a pour ambition de faire le point sur l’évolution des revenus des différentes branches de l’agriculture et de préparer des mesures éventuelles de redressement. Et dans le contexte actuel, difficile de se faire entendre. Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, a déclaré récemment qu’on « ne préservera pas le pouvoir d’achat sur le dos des paysans ». Car la crise financière actuelle a parfois bon dos pour occulter les répercussions de prix dans les magasins pour soi-disant « sauvegarder » le pouvoir d’achat des français. « Comment avoir un peu de visibilité avec une telle volatilité des prix ? » s’interroge Jean-Michel Lemétayer qui cite le maïs dont le prix actuel a été divisé par deux par rapport à l’automne dernier. La première demande de la FNSEA et de JA est que la France, Michel Barnier en tête, dise clairement au niveau européen « qu’il faut repenser les mécanismes de régulation des marchés. » Alors qu’on parle de régulation des marchés financiers au niveau mondial, « le discours de Mariann Fischer-Boel est le marché, rien que le marché », s’indigne le président de la FNSEA. Autre point de revendication : les négociations en cours avec la grande distribution. Pour la FNSEA, la Loi de modernisation de l’économie (LME) « a tout fait sauf préserver les PME ». « Nous ne paierons pas deux fois la note ; nous ne serons pas la variable d’ajustement du pouvoir d’achat des Français », annoncent les JA et la FNSEA.

La crise laitière : « Un détonateur »
La crise que connaît le secteur laitier a été un détonateur et va servir à interpeller le gouvernement et l’Union européenne sur les conséquences de la volatilité des prix. Car cette crise risque d’en appeler d’autres, dans d’autres secteurs. Pour Christiane Lambert, présidente de la FDSEA : « Nous dénonçons depuis longtemps la dérégulation des marchés qui entraînent une extrême volatilité des prix. Nous en connaissons aujourd’hui les premiers effets destructeurs ». L’ensemble des productions doit se mobiliser fortement car plus personne n’est à l’abri d’une crise et d’un marché incontrôlé.

DAMIEN BOUSSIRON

7 novembre

Pourquoi manifester ?

Un contexte tendu.
- Chute des prix des céréales, un prix du lait qui tangue fortement, des revenus pour les éleveurs de viande bovine qui baissent, une PMTVA en sursis, des moutonniers en plein désarroi, le secteur porcin qui replonge suite à l’arrêt des restitutions… Et la liste est encore longue ;
- Des charges en hausse qui plombent les revenus ;
- Les pouvoirs publics obsédés par le pouvoir d'achat des consommateurs, au détriment du juste prix payé au producteur ;
- Une baisse des soutiens et l’abandon des outils de régulation par les pouvoirs publics ;
- Une mobilisation avant la conférence sur les revenus agricoles.

La conférence revenu.
Fixée au 12 novembre, l’objectif est de faire le point sur l’évolution des revenus des différentes branches de l’agriculture et de préparer des mesures de redressement. Ce rendez-vous sera l’occasion pour la FNSEA de négocier auprès des pouvoirs publics :
- Un volet baisse des charges ;
- Un volet énergie : vers de nouveaux schémas énergétiques sur les exploitations (pour les diagnostics, pour la production et l'utilisation des énergies renouvelables…) ;
- Un volet dotation pour investissement/dotation pour aléas afin de préparer l'avenir.

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