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Apprentie, elle se forme à la conduite d’un élevage caprin

Depuis début septembre, Manon Cateau est apprentie en CS caprin sur l’exploitation de Raphaël Brunet. Employée par le Geiq Agriqualif, pendant un an, elle alterne entre l’élevage caprin et l’Iréo des Herbiers.

Depuis début septembre, Raphaël Brunet apprend à Manon Cateau les rouages de la conduite de son élevage caprin bio.
Depuis début septembre, Raphaël Brunet apprend à Manon Cateau les rouages de la conduite de son élevage caprin bio.
© AA

« En tant qu’éleveur, on doit prendre le temps de former des jeunes pour maintenir l’élevage sur notre territoire », souligne Raphaël Brunet, éleveur caprin à Vihiers, commune déléguée de Lys-Haut-Layon. Installé depuis 1997, il a toujours pris des stagiaires. Depuis 2 ans, il passe par le Geiq Agriqualif pour former des jeunes en CS (Certificat de spécialisation) caprin.
Début septembre, Manon Cateau a rejoint l’exploitation bio de 220 chèvres. Après un bac pro CGEA et BTS Production animale, elle a choisi la voie de l’apprentissage pour son CS caprin. Non issue du milieu agricole, la jeune fille de 21 ans est passionnée par les animaux depuis toute petite. Elle a déjà fait des stages en bovin allaitant, en équin mais jamais en élevage caprin.
« Cet animal me plaît beaucoup. J’aime particulièrement son caractère et son fonctionnement », souligne Manon Cateau. Employée par le Geiq Agriqualif jusqu’au 31 août 2021, elle alterne entre l’exploitation de Vihiers et le centre de formation, l’Iréo des Herbiers. Une bonne formule pour allier théorie et pratique. Les premiers cours débuteront le 28 septembre. Diversité des systèmes d’élevage, alimentation, reproduction, génétique, élevage des chevrettes, gestion des mises bas, production et qualité du lait, conduite sanitaire du troupeau, bâtiments et environnement... Autant d’enseignements que suivra Manon Cateau sur 13 semaines. « Avec mon BTS, j’ai des notions générales en élevage. Avec cette formation, je vais approfondir mes connaissances en caprin. »

Avoir l'oeil de l'éleveur
Sur le marché de l’emploi, difficile de trouver quelqu’un qui a l’oeil de l’éleveur, constate Raphaël Brunet. Avec un groupement d’employeurs, un salarié travaille déjà sur son exploitation
à mi-temps. « Mais il est davantage sur la partie cultures. » Avec ce CS, Manon Cateau est
à même de suivre le troupeau. « Elle sera capable de s’occuper de l’alimentation du troupeau,
de la traite, des mises bas et du suivi sanitaire. » On ne s’improvise pas éleveur, l’agriculteur l’a bien compris. Il prend son temps pour montrer et expliquer le fonctionnement de son exploitation. Mais s’attache à laisser beaucoup d’autonomie. « Je répète toujours : “on n’est pas à la course”. Je préfère qu’elle prenne son temps pour que les choses soient bien faites. Si besoin, je suis disponible pour expliquer à nouveau. » Une méthode d’apprentissage qui convient à l’apprentie : « en 3 semaines, j’arrive déjà à être autonome pour la traite, l’alimentation. J’ai encore du mal avec la pailleuse...», confie la salariée qui se réjouit déjà d’apprendre de nouvelles choses. « Cette semaine, on va commencer la mise en reproduction.»
À l’issue de la formation Manon Cateau n’envisage pas de s’installer « pour le moment ». Elle souhaiterait engranger de l’expérience. « Pourquoi pas salariée avec le Ged ou le service de remplacement ? L’avantage, c’est que l’on voit des exploitations différentes et on ne fait jamais les mêmes choses. »
 

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