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Angers
A l'IHC 2022, les défis du végétal spécialisé

Le 31ème Congrès international de l’Horticulture s’est ouvert dimanche 14 août à Angers. Plus de 2 300 chercheurs de 88 pays différents sont réunis pour cet événement.  

François Laurens, président du congrès IHC 2022.
© Vegepolys Valley

Après Brisbane (Australie), Istanbul, et avant Tokyo dans 4 ans, Angers recevait cette semaine le Congrès mondial de l’Horticulture. Rappelons que l’“horticulture” s’entend ici au sens anglo-saxon du terme, et regroupe non seulement le végétal d’ornement, mais aussi les fruits et légumes, la vigne, les semences, les plantes aromatiques et médicinales.
« Nous sommes fiers d’ajouter Angers à la liste prestigieuse de ces villes hôtes », a souligné en ouverture de congrès, dimanche 14 août, le chercheur angevin François Laurens, président de l’IHC 2022. Le végétal spécialisé a quatre principaux challenges à relever, qui ont constitué les principaux fils rouges de ce rendez-vous,  : « le changement climatique, l’agroécologie, l’alimentation et la santé humaines, la compétitivité, a énuméré François Laurens. Nous avons choisi d’amener notre secteur à penser, à débattre sur ce que devrait devenir l’horticulture demain ».
« Le secteur horticole a contribué et en quelque sorte, contribue toujours au problème du changement climatique, mais nous contribuons aussi à y apporter des solutions, en développant des  solutions de long terme et des innovations, et si nous le pouvons, rapidement », a résumé François Laurens.
D’autres défis attendent le végétal spécialisé : renforcer les liens entre la recherche publique et le secteur privé, conserver une attractivité auprès des jeunes générations...
« Ce congrès est une invitation à assumer nos responsabilités et à agir, a encore souligné son président. Nous sommes collectivement appelés à construire des solutions pour tous les challenges auxquels nous faisons face, à faire notre part ».


La science, au cœur des solutions
Invitée de cette cérémonie d’ouverture, la présidente de la FNSEA et du Copa, Christiane Lambert, a souligné l’ampleur inédite de la sécheresse, qui touche « 44 % de l’espace européen ». Dans ce contexte, « plus que jamais, les conditions climatiques sont en train de devenir un des principaux facteurs de décision pour les agriculteurs dans la mise en place de leurs cultures. Cela viendra en plus de la nécessaire rentabilité, des opportunités de marché et des rotations de cultures ».
Avant d’insister sur la nécessité d’une recherche forte : « pour être capables de répondre aux challenges d’aujourd’hui et de demain, en particularité la résilience, la compétitivité et la durabilité, les agriculteurs européens ont besoin de nouvelles solutions innovantes et scientifiques afin de renforcer leur capacité à produire une alimentation suffisante, de haute qualité et durable ». La présidente du Copa considère la recherche et l’innovation comme « des clés pour réduire les intrants, tels que les produits phytos, l’eau et les fertilisants, par exemple en améliorant la résilience des plantes et en encourageant les moyens innovants pour lutter contre les maladies ». Christiane Lambert plaide notamment pour un développement des NBT (New breeding techniques) ou nouvelles techniques de sélection des plantes, qui «  contribuent au développement de variétés peu utilisatrices d’intrants ».
Une chose est sûre, « les producteurs européens ont besoin d’innovations qui renforcent leur capacité à produire en quantité et qualité ».
Enfin, alors que l’objectif de la stratégie “farm to fork” est d’amener à 25 % la surface en bio de l’Europe d’ici 2030, en matière de d’agriculture biologique, là encore, «  la science jouera un rôle essentiel pour aider tous les secteurs à augmenter leur part de production biologique ».

S.H.

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