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Elevage
Augmenter la productivité par vache grâce à un foin de très bonne qualité

L’EARL de la Huppe ouvrait ses portes aux adhérents de Elevage Conseil Loire Anjou, le 21 janvier.

Gilles Maussion, de l’EARL de la Huppe à Loiré. L’exploitation va doubler sa capacité de stockage en foin et espère accroître le litrage produit par vache laitière.
Gilles Maussion, de l’EARL de la Huppe à Loiré. L’exploitation va doubler sa capacité de stockage en foin et espère accroître le litrage produit par vache laitière.
© AA

Notre objectif pour l’après quotas ? Ne pas augmenter la production laitière globale. Se donner des conditions de travail acceptables en gardant nos trois semaines de vacances annuelles. Et continuer à investir pour atteindre l’autonomie fourragère”, résume Gilles Maussion, un des associés de l’EARL de la Huppe. Comme beaucoup d’exploitants, Gilles et Patricia Maussion se posent la question, à l’heure de l’évolution du contexte laitier, de la stratégie à adopter. Produire plus est-il possible ? Jusqu’où, avec quelles conséquences ? Pour étayer leur réflexion, ils ont fait appel à la méthode Capacilait. Les conseillers d’élevage Conseil Loire Anjou ont passé au crible leurs facteurs de production : salle de traite, places de couchage des animaux, fourrages, normes azote, temps de travail... L’exploitation a les capacités de produire plus. Une simulation avec 14 vaches supplémentaires a été par exemple réalisée. “Cela resterait rentable”, expliquent les conseillers. Mais ce n’est pas le cap qu’a choisi de suivre le couple d’éleveurs.

Jusqu’où aller, et dans quelles conditions

“La démarche Capacilait est très intéressante, car elle permet de voir jusqu’où l’on pourrait aller, en terme de production”, commente Patricia Maussion. C’est aussi un temps de réflexion nécessaire : “Il est important de ne pas foncer tête baissée et de prendre son temps pour prendre la bonne décision”, souligne l’exploitante. à la Huppe, le foncier et le le temps de travail représentent des facteurs limitants à une augmentation conséquente de la production, estime-t-elle.

Se passer du soja

Le choix de l’EARL est d’augmenter la capacité de stockage de foin en grange, qui passera ce printemps  de 200 à 400 tonnes. Le bâtiment est en cours de construction et recevra du foin aux premières coupes, mi-avril. Un nouveau système de séchage, de fabrication autrichienne, devrait améliorer la qualité du fourrage. “En passant de 15 jours de séchage à 3 à 5 jours seulement”, détaille Patricia Maussion. Avec ce foin très riche en énergie, la production par vache pourrait s’accroître de 300 à 500 litres. Et l’exploitation pourrait envisager de réduire un peu le cheptel. Elle vise une alimentation à dominante foin. L’ensilage de maïs va être supprimé et remplacé par du maïs grain. Et la complémentation en soja (15 tonnes achetées par an aujourd’hui) ne sera plus nécessaire.

Cet investissement, qui comprend aussi une extention de la stabulation pour les génisses, permet de voir l’avenir sereinement, souligne Patricia Maussion : “Notre outil de production est transmissible à un jeune”. Une dimension importante à ses yeux.

 


S.H.

REPERES


Installation de Patricia et Gilles Maussion en 1993. Séchage en grange en 2005. Début de conversion en bio en 2009. Surface de 84 hectares. 74 vaches montbéliardes en production. Deux associés et un salarié un jour et demi par semaine, en temps partagé (GED).


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