Aller au contenu principal

Bocage
Aurélien Gernigon a planté 1 150 m de haies 

Éleveur allaitant à Challain-la- Potherie, Aurélien Gernigon a bénéficié du soutien du syndicat de bassin de l'Oudon pour planter 1 150 m de haies sur son exploitation.

Le syndicat de bassin de l'Oudon est en charge de l'aménagement et de la gestion des eaux sur un territoire de 1 400 km2, de La Gravelle au Lion d'Angers. Il porte également les actions en faveur du bocage des communautés de communes Anjou Bleu Communauté et du Pays de Craon depuis de nombreuses années. Des actions qui contribuent notamment à l'amélioration de la gestion quantitative sur le bassin. "Nous manquons de ressource car il y a peu de nappes de prélèvement sur le bassin versant, explique le président Joël Roncin. 60 % de la ressource vient de l'extérieur". En limitant le ruissellement et en favorisant l'infiltration de l'eau dans le sol, la plantation de haies sur le territoire est donc fortement encouragée. Depuis 2020, 150 km de haies ont été plantés avec plus de 200 exploitants dans le cadre du programme bocage, accompagné financièrement par la région Pays de la Loire, l'État, les départements de Maine-et-Loire et de la Mayenne et l'agence de l'eau Loire-Bretagne.

Source d'ombre pour les animaux

Éleveur allaitant à Challain-la-Potherie, Aurélien Gernigon dispose déjà d'un important linéaire de haies sur son exploitation (9,7 km). "La surface moyenne de mes parcelles est de 3 ha", rappelle l'agriculteur. Son troupeau de 50 mères Blondes d'Aquitaine valorise au maximum le pâturage (90 ha d'herbe sur une SAU de 116 ha). Les haies sont essentielles pour protéger ses bovins en cas de fortes chaleurs. "Le bien-être animal était mon objectif lors de ma première campagne de plantation en 2022-2023, reconnaît l'agriculteur. Mais je voulais également agir contre le ruissellement dans mes parcelles. La deuxième plantation, lors de l'hiver 2023-2024, a été positionnée en rupture de pente". Au total, ce sont 1 150 m de haies qui se sont ajoutés à son linéaire existant.

Accompagnement à la plantation

Aidé à hauteur de 80 % du coût de plantation, dans le cadre du programme bocage, Aurélien Gernigon a été accompagné par Samuel Legrais, de l'association Sylvagraire (1). L'éleveur a réalisé la préparation du sol et le paillage et a participé au chantier de plantation. La répartition des essences sur le linéaire a été effectuée "en bouquet" afin de favoriser la biodiversité. "L'aspect sylvicole entre en jeu aussi, commente Samuel Legrais. Avoir trois charmes côte à côte par exemple permettra ensuite de choisir le meilleur sujet lors du prélèvement". Pour protéger les jeunes plants, l'association privilégie les répulsifs plutôt que les filets en plastique. Un choix qui nécessite un paillage généreux la première année et parfois de la replantation, le programme de financement exigeant un taux de reprise de 80 %. Enfin une largeur suffisante - entre 1,5 et 2 m - doit être réservée à la haie lors de la plantation. "Il faudra ensuite élargir cet espace à 3, voire 4 m afin que la haie soit fonctionnelle et productive", précise le prestataire. À l'avenir, Aurélien Gernigon devra réfléchir à un débouché pour la valorisation de son bois bocager.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Sylvain et Coralie Morfoise élèvent des vaches laitières à Segré-en-Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée), dans un système pâturant. 
Un élevage familial à découvrir avec JA

Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes…

Joël Chenuau dispose d'une réserve tampon pour l'irrigation de ses cultures.
Aubance : la gestion collective volontaire se met en place
37 exploitations situées dans le bassin versant de l'Aubance se lancent cette année dans la gestion collective de l'irrigation. L…
Sur le volet investissements, les types de projets éligibles sont : rénovation de réseaux d'irrigation, création de réserves, stockage d'eau ou encore réutilisation d'eaux usées traitées à des fins agricoles.
Le Fonds hydraulique agricole 2026 se déploie en Pays de la Loire
Le Fonds hydraulique agricole vise à accompagner la mise en œuvre de projets favorisant l'accès à l'eau pour les exploitations…
François Becquet conduit un double troupeau de cervidés (35 mères) et de bovins à l'engraissement (110 animaux à l'herbe ) sur une SAU de 90 ha. Il emploie six salariés pour la transformation au labo et la commercialisation de la viande sur l'exploitation et les marchés de producteurs de Verrières-en-Anjou et la ferme angevine. 
Il s'est formé pour repérer les signes
D'un système engraisseur pur, François Becquet fait naître aujourd'hui une vingtaine de veaux sur son exploitation, à Baugé-en-…
Gilles Paré, agriculteur à Beaufort-en-Anjou, a implanté une bande fleurie d'une quinzaine d'espèces en bordure d'une de ses parcelles.
Vertus d'une bande fleurie

Gilles Paré, agriculteur à Beaufort en Anjou, a semé une bande enherbée le long d'une de ses parcelles. Une mise en place qui…

Jean Luc Mary apprécie aussi bien la production que la vinification ou le commerce du vin. Au 22 mai, la vigne commence à fleurir à Saumur.
"Je m'arrête sans connaître 
le montant de ma retraite"
Viticulteur à Saumur, Jean-Luc Mary prendra sa retraite le 1er août. Il  bénéficiera de la revalorisation liée à la prise en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois