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Caprin
Aux petits soins des chevrettes et chevreaux

En pleine période de mises bas, le Gaec Hérissé ne chôme pas. Les éleveurs s’attèlent à soigner les chevrettes d’aujourd’hui qui feront le troupeau de demain.

« Tout le monde est réquisitionné pendant les mises bas », explique Amandine Hérissé, éleveuse caprine aux Cerqueux-sous-Passavant. Au Gaec Hérissé, avec son mari, elle élève 350 chèvres laitières.
Cette année, les premiers chevreaux sont nés le 2 février. Pendant 3 semaines, le temps de travail est doublé voire triplé.
« Je commence à 6 h et je finis à 19 h », constate Jeanne Hérissé, salariée du Gaec. « Toute la  matinée, il faut  être, au minimum, 2 personnes », note l’éleveuse. Les agriculteurs surveillent le bon déroulement des mises bas mais pas que, de nombreuses tâches les attendent, une fois les petits nés.  Un travail qui s’ajoute aux tâches quotidiennes que sont l’alimentation et la traite.
En fonction du sexe de l’animal, le travail n’est pas le même. S’il s’agit d’un mâle, il reste une journée avec sa mère. Le cordon est directement désinfecté sur place avec de l’iode. Le chevreau est directement bouclé.

Du colostrum thermisé
S’il s’agit d’une femelle, la chevrette et la mère sont rapidement séparées. Très vite, les premiers soins sont apportés. Pour un meilleur confort, les chevrettes sont placées dans des boxes à l’abri des courants d’air. Pour chacune, le cordon est désinfecté, la chevrette est pesée. Et surtout, les chevrettes ont leur premières tétées. « On le fait le plus tôt possible après leur naissance. Dans l’idéal, c’est dans les 2 heures. » Pour les nourrir, le Gaec leur donne du colostrum thermisé.  « Le colostrum est récupéré des mères dans les heures qui suivent la mise bas puis thermisé. En le thermisant, il conserve toutes les défenses immunitaires et permet de lutter contre la transmission du CAEV et des mycoplasmes », précise Amandine Hérissé. Chaque chevrette est accompagnée lors de la première tétée  pour l’apprentissage de la prise de la tétine.
« Avec la désinfection du cordon et la tétée de colostrum, on donne toutes leurs chances aux chevreaux pour bien démarrer », estime l’éleveuse.
Les chevrettes restent une journée dans les caissons. Le lendemain, elles vont en nurserie et sont nourries au lait en poudre. Les chevrettes sont triées régulièrement en lots en fonction de leur gabarit. Le sevrage a lieu quand elles pèsent 16 kg. « On commence à leur donner un peu de paille quand elles ont un mois et demi. »

 

Vente de la génétique
à l’issue de cette période de mises bas, 230 chevrettes sont élevées et 220 chevreaux sont engraissés avec le lait invendu des mères. Un moyen de valoriser du lait en phase colostrale.
Tous les caprins du Gaec sont 100 % filiés. 110 chevrettes sont destinées au renouvellement du troupeau. « Les autres partent pour Chevrettes de France », précise Amandine Hérissé.
Quant aux mâles, 3 à 5 boucs sont vendus à Capgènes, le centre national de production de semence en caprin. « Le centre choisit l’accouplement dès le départ », précise l’agricultrice. 6 iront à Chevrettes de France. « Pour notre élevage, nous en garderons entre 2 et 4. En fonction de la demande des autres éleveurs. » Les boucs sont vendus à partir de 2 mois.   

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