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Avancer plus vite que le cancer

Pour lutter contre le cancer, le sportif Didier Cartreau est l’un des participants à la Transe Gaule, une traversée de la France des côtes bretonnes aux côtes méditerranéennes.

© AA

Du 11 au 28 août, Didier Cartreau participe à la Transe Gaule, une traversée de la France en 18 étapes consécutives dont la sixième a lieu dans le Maine- et-Loire. Ce challenge est loin d’impressionner le sportif qui a plus d’une dizaine de marathons et diverses épreuves de courses à pied à son actif. Originaire du Mans et résidant en Eure-et-Loir, le quadragénaire court depuis une vingtaine d’années et depuis 2004 en compétition. Amateur de trekkings (randonnée itinérante) sur plusieurs semaines, Didier Cartreau aime « sortir des sentiers battus, découvrir de nouvelles contrées et rencontrer les populations ». Il a participé à des expéditions notamment au Népal, en Alaska et sur
la mythique Cordillère des Andes. Son prochain rêve ? Partir huit semaines en Russie et en Mongolie. Depuis un an, il ajoute une dimension solidaire à ses défis sportifs et il transpire pour les autres. En juillet 2009, il a couru 240 km en une seule étape en 30 h 35’ et il a récolté 3 850 €  pour soutenir l’Association pour la recherche sur le cancer (ARC). Cette année, il récidive avec un autre défi : une épreuve de
1 150 km en 18 jours avec l’objectif de récolter 10 € par kilomètre. Il veut avancer plus vite que le cancer : « C’est difficile à vivre comme maladie. Du jour au lendemain, la vie bascule. De près ou de loin, je me sens concerné. » Début août, il a récolté près de 20 % de la somme visée. Pour soutenir la recherche contre le cancer, un lien est disponible sur son blog*. Sur la plate-forme de don sécurisée, Hélène a versé
50 € et lui adresse un message de soutien : « Je te transmets toute mon énergie pour que tu mènes à bien ta course pour la vie. » Le même jour, Marie-Claire a donné 200 € et le félicite : « Bravo pour votre engagement sportif et humain. » Chaque soir, du 11 au 28 août, Didier Cartreau postera un message sur son blog pour tenir informé ses supporters. Et dans sa tête, il ira jusqu’au bout de ses capacités : « Ce défi sportif et humain est un message fort aux personnes qui sont touchées par la maladie. J’ai deux fois plus de motivation pour les gens qui m’ont fait confiance dans cette course. »

De Roscoff à la Méditerranée

En 2000, Jean-Benoit Jaouen a traversé la France au départ de Roscoff (Finistère) pour rallier, en 18 jours, Gruissan-Plage (Aude), au bord de la Méditerranée. La Transe Gaule s’inspire de la Trans America, une course mythique créée en 1928 pour traverser les États-Unis. « Nous avons rajouté un "e" car les coureurs entrent dans une sorte de transe pour arriver au bout de la course », explique l’organisateur. Depuis la première édition en 2001 avec une quinzaine de coureurs, le parcours n’a sensiblement pas changé : « 16 départements sont traversés et le circuit est assez rectiligne, les descentes droites et logiques en évitant les grandes villes. » Quelques milliers de kilomètres plus tard, l’édition 2010 compte 52 participants dont 10 femmes et 11 nations sont représentées. Pourtant, l’épreuve n’a pas vocation
à devenir populaire. Les organisateurs limitent le nombre de participants à une cinquantaine pour des raisons de sécurité et d’organisation. Ils souhaitent également conserver un état d’esprit « convivial et de partage de la passion du sport ». Jean-Benoit Jaouen remarque même un esprit de solidarité entre les coureurs dans cette course où l’endurance prime sur la vitesse. Cette épreuve pédestre de 1 150 km est la plus longue de France et très physique : « L’ennemi du coureur, c’est la chaleur et une canicule poserait problème », se soucie Jean-Benoit Jaouen. Pour l’instant, la Transe Gaule a été épargnée car l’édition de 2003 n’a pas eu lieu. L’épreuve nécessite une bonne préparation. Depuis le 1er janvier, Didier Cartreau est attentif à son hygiène alimentaire et il s’entraîne jusqu’à trois heures par jour. Lors de la traversée,
les étapes sont d’une moyenne de 60 à 65 km. « Pas moins pour que ça soit un challenge mais cela reste dans les cordes des participants pour qu’ils puissent récupérer, manger et dormir », explique Jean-Benoit Jaouen. Les conditions restent tout de même spartiates avec
un couchage dans un gymnase ou une salle communale et un lever aux aurores.

Julien Bernier


* http://didiercartreau.blogspot.com/.

La Transe Gaule dans le Layon

Lundi 16 août, le départ a eu lieu à Saint-Georges-sur-Loire pour rallier Doué-la-Fontaine. Cette 6e étape traverse le département en passant par le Layon. « Les coteaux ont un sacré dénivelé », constate Jean-Benoit Jaouen.  Avant d’ajouter : « L’assistance en profite pour acheter du vin. » Sport et terroir se complètent bien.

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