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AS Maine-et-Loire
Avec la facture électronique, fini les classeurs chez le comptable

 L’association de gestion et de comptabilité Accompagnement stratégie Maine-et-Loire tenait mardi 6 décembre son assemblée générale sur le thème de la transformation digitale. 

Alors que AS Maine-et-Loire poursuit son déploiement sur le département avec ses 
8 agences de proximité, ses 97 collaborateurs, et une progression continue de son nombre d’adhérents depuis plusieurs années, il est vrai poussée par la branche artisans-commerçants, l’AGC se prépare à une mini-révolution avec l’arrivée officielle au 1er juillet 2024 de la facture électronique. Elle a d’ailleurs engagé une réflexion en profondeur sur la digitalisation de ses flux d’échanges avec ses adhérents.

La facture électronique, quésaco ?
Les classeurs risquent d’être rangés définitivement au placard. A compter du 1er juillet 2024, toutes les entreprises professionnelles assujetties à la TVA devront être en capacité de recevoir leurs factures de manière électronique, via une plateforme choisie par elles-mêmes. Et à compter du 1er janvier 2026, pour la catégorie des PME/TPE, donc la majorité des exploitations agricoles, elles devront être en capacité d’émettre des factures par cette même voie électronique. « Ceci est une obligation réglementaire portée par les pouvoirs publics dans l’objectif principal de réduire les fraudes à la TVA » explique Abdessamii El Arari, conseiller AS Maine-et-Loire, en charge de la réflexion sur la facture électronique. « La digitalisation des factures générera un pré-remplissage des déclarations de TVA, et permettra ainsi à l’administration fiscale de collecter la TVA dans le mois de son encaissement » poursuit-il.
Chaque entreprise aura donc à choisir d’ici fin 2023 – début 2024 une plateforme de transaction de factures électroniques. Il en existe déjà une publique, Chorus Pro, plateforme d’ailleurs utilisée par les agriculteurs pour leurs demandes de remboursement de TIC/TICPE. Mais des plateformes privées seront homologuées d’ici la fin de l’année 2023. « Nous informerons nos adhérents en temps et en heure » rassure le directeur d’AS Maine-et-Loire, Francis Houlet.

Digitalisation des flux comptables
Emboîtant le pas de cette obligation, à la base fiscale, AS Maine-et-Loire, a commencé à tester un outil d’intelligence artificielle, baptisé AMI COMPTA, dont l’objectif est de « lire tout seul »
les factures électroniques, et de « les intégrer avec la bonne écriture comptable dans le logiciel de comptabilité » explique Françoise Angebault, responsable de l’agence de Doué la Fontaine. « Par exemple, une facture d’ammonitrate sera automatiquement reconnue pour être affectée en code 6011 » illustre-t-elle. Outre la facilitation et le gain de temps en matière de saisie comptable, ce système, avec l’intégration en temps réel des données, devrait permettre à terme, à ceux qui le souhaitent, un suivi beaucoup plus poussé et pertinent, sur la trésorerie notamment.
Autre enjeu majeur pour l’avenir de l’AGC, en attendant l’arrivée de la facture électronique : la réception des documents venant de ses adhérents, qu’il s’agisse de factures, de données pour la paie, ou autre. « Aujourd’hui cela nous vient pas tous les canaux : des mails, des scans, des classeurs, etc » relève Francis Houlet. « Demain, l’objectif est d’avoir un seul point d’entrée digital pour l’adhérent ». Un bureau numérique, baptisé ESP’AS Connect, qui sera également disponible en version application mobile, et qui permettra de déposer tous ses documents mais aussi pourquoi pas, de consulter ses données comptables en temps réel.
Factures électroniques, intelligence artificielle, bureau numérique, tous ces outils, aujourd’hui en phase d’étude et de test chez AS Maine-et-Loire, ont vocation à se diffuser auprès d’un large public d’entreprises. Les inconditionnels du papier y trouveront certainement à redire, mais « gageons que cette modernisation de nos échanges permette de rendre demain à nos adhérents un service de conseils toujours plus poussé et qualitatif, qui leur permette de répondre à leurs enjeux de pilotage de leur exploitation » conclut le président, Jean-Louis Chevalier.

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