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Maïs
Avoir des sols plus résilients :
un plus pour optimiser l'irrigation

Un "Bout de champ" a été organisé par la Chambre d'agriculture et la commune des Bois d'Anjou, dans le cadre du contrat territorial eau Authion, le 5 juillet. Elle se déroulait sur l'exploitation de Vincent Marchesseau, à Saint-Georges du Bois.

Que se passe-t-il sous la surface ? Lorsqu'on irrigue, il est également intéressant d'observer ses sols, car la réserve utile en eau dépend beaucoup de la capacité des racines à explorer le sol. Pour ce faire, Denis Piron, conseiller en pédologie à la Chambre d'agriculture des Pays de la Loire, a creusé une fosse pédologique dans un champ de maïs grain semé le 30 avril.

Voir l'enracinement de la plante

Dans cette parcelle sur Marnes à Ostracées, conduite en techniques culturales simplifiées, comment se passe l'enracinement de la plante ? "On a en surface, sur une cinquantaine de centimètres, un sable argileux, puis, rapidement, on tombe sur un substrat calcaire complexe, grossier, avec des cailloux, qui participe assez faiblement à la réserve en eau utile, mais avec quand même des éléments nutritifs intéressants pour la plante", décrit Denis Piron en grattant la paroi de la fosse avec un couteau.

Tassement dû aux conditions météo

Cette couche profonde de sol est plutôt meuble et favorable à la prospection racinaire du maïs. Des galeries de petits vers de terre ont permis à des racines d'entrer dans les couches inférieures. Mais il décèle une "belle zone de tassement" en surface, "qui pourrait être embêtante pour l'implantation d'un maïs sans irrigation". L'explication ? "Lorsqu'on a voulu travailler le sol en avril, décrit l'agriculteur Vincent Marchesseau, il y avait ici un couvert de phacélie et trèfle. Pour les détruire, on est passé avec un cultivateur, de manière superficielle, car la terre collait, et si on allait plus en profondeur, on ressortait de l'argile. Mais ça ne faisait pas un bon boulot ! Et depuis, il est tombé beaucoup d'eau." D'où l'effet de tassement. À cause de l'eau tombée en abondance dans l'hiver également, la phacélie, qui a d'habitude un effet racinaire intéressant, n'a pas pu se développer aussi bien que prévu. Pour pallier ce genre d'inconvénient, il peut être intéressant pour les agriculteurs, sans forcément creuser de fosse, d'aller repérer les zones de tassement à l'aide d'un pénétromètre, et de passer de temps en temps--- un outil pour casser cette structure, a conseillé le pédologue.

Porosité verticale favorisée par les TCS

L'avantage, en techniques culturales simplifiées, est que le sol a une bonne porosité verticale permettant bien aux racines d'aller en profondeur. "Grâce à cela, on facilite l'accès à la réserve utile du sol en profondeur et on sécurise la production. Ici, on n'est pas à un ou deux jours près pour arroser. Il reste de l'eau pour un peu plus d'une semaine", évalue le conseiller.

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