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BCAE : la FDSEA et JA expriment leur ras-le-bol à la DDEA

Le 23 novembre la FDSEA et JA répondaient à l’appel national pour exprimer leurs demandes auprès de la DDEA sur l’assouplissement des contraintes liées au maintien des prairies.

Ce sont sous la pluie et les bourrasques que 200 agriculteurs ont fait le déplacement à Angers devant la DDEA pour exprimer leur ras-le-bol auprès du directeur Sylvain Marty. « Ce n’est pas par plaisir que nous avons fait le déplacement, expliquait Jean-Paul Piet, secrétaire général de la FDSEA, si nous sommes ici , c’est bien que notre mécontentement est réel et que les règles prévues pour les prairies sont inacceptables en l’état ».Les nouvelles règles de la conditionnalité en 2010 sur le maintien des surfaces en herbe s’appliquent sur toutes les prairies. Les prairies permanentes sont figées et ne peuvent être retournées ou déplacées sous peine d’une faute intentionnelle (- 20 % des aides). Les surfaces en prairies temporaires de plus de 5 ans sont figées. Chaque agriculteur devra conserver au minimum 70 % des surfaces en prairies temporaires. « Les jeunes agriculteurs sont inquiets par l’application de telles mesures. Une dérogation est évoquée pour les jeunes agriculteurs lors de l’installation, mais  il faut parfois plusieurs années pour mettre en place un système adapté, affirmait Frédéric Vincent, président de JA49. Les nouveaux installés sont potentiellement les plus fragiles mais les autres exploitants, qui veulent faire évoluer leur système, sont aussi concernés », ajoutait-il. « Quelle profession accepterait d’être figée telle que la nôtre ? Accepteriez-vous de travailler avec les mêmes ordinateurs pendant vingt ans ? », complétait Jean-Paul Piet interpellant Sylvain Marty : « Il faut que les systèmes puissent évoluer et donner de la souplesse pour que les exploitations s’adaptent aux évolutions des marchés ».

« Il faut réduire les sanctions »
C’est cette capacité d’adaptation que réclamaient les agriculteurs. « Tous les ministères et l’opinion mettent en avant les bienfaits des prairies pour l’environnement et la biodiversité. Nous en sommes les acteurs, mais le maintien des prairies ne se fera pas par la contrainte ! C’est en maintenant le revenu des éleveurs de ruminants que ces surfaces seront conservées », affirmait Mickaël Bazantay, président de la section bovine de la FDSEA. « Produire de l’herbe, c’est s’adapter aux besoins des animaux, ce sont eux qui dictent notre assolement », expliquait-il.
Sylvain Marty « a entendu les remarques et s’attachera à les faire remonter au ministère de l’Agriculture ». Par contre, il justifie ces nouvelles mesures dans le cadre du bilan de santé de la Pac où les aides ont été en partie réorientées sur les surfaces en herbe. Ce qui a motivé l’intervention de Jean-Marc Lézé, vice-président de la FDSEA : « Faire un lien entre la conditionnalité et les aides n’est pas si évident, d’autant qu’on ne laisse pas le choix aux agriculteurs. La contrainte sur les prairies temporaires n’a pas lieu d’être, c’est une mesure franco-française source de distorsions de concurrence, et d’ajouter : Les productions qui ont contribué à la réorientation des aides vers l’herbe n’ont pas vu leurs contraintes allégées pour autant, pourquoi en ajouter aux éleveurs ? »
Enfin, les sanctions liées à ces nouvelles mesures inquiètent : « Une faute intentionnelle, dès que l’on touche à une prairie permanente, même si elle est réimplantée, est inconcevable », insistait Jean-Paul Piet. Il faut réduire les sanctions, nous ne pouvons admettre un tel niveau de pénalisation. Aucune sanction n’est prévue lorsque ces prairies partent en lotissement, en route ou usages non agricole », s’indignait-il. Et de poursuivre : « Nous n’acceptons pas que les agriculteurs soient sanctionnés alors que les règles n’étaient pas connues en début de campagne. Des parcelles ont peut-être déjà été retournées, il est inconcevable que les agriculteurs soient pénalisés cette année ».
La FDSEA et JA réclament un moratoire sur les conséquences de ces nouvelles règles pour l’application de la conditionnalité en 2010. C’est dans l’écoute que s’est finalement terminée l’action. Mardi 24 novembre, s’est tenue au ministère de l’Agriculture une réunion présidée par le Directeur de cabinet pour que soient prises en compte les demandes répétées des agriculteurs français, mais chacun sait que le ministère de l’Écologie freine. « Nous voulons que Matignon arbitre et tranche dans le sens de l’intelligence », concluent la FDSEA et JA qui restent vigilants et mobilisés sur le dossier.

Sarah Pétiard, FDSEA

Lancement des réunions cantonales

Les trois premières réunions inter-cantonales (Longué-Saumur Nord, Cholet-Montfaucon et Candé-Le Louroux-Béconnais) ont ouvert la campagne hivernale de la FDSEA sur les thèmes  d’actualité. Principaux “points chauds” : le plan de soutien annoncé par le Président de la République et les nouvelles BCAE (Bonnes conditions agro environnementales) en particulier liées à l’herbe (voir ci-dessus).
Au-delà de la colère sur les contraintes absurdes des BCAE qui figent les systèmes économiques, c’est la complexité du message qui est reprochée. En effet, pour le soutien à l’herbe dans le cadre du bilan de santé, on retient l’année 2008, alors que pour les BCAE herbe et leur maintien, c’est l’année 2009 qui sert de référence. Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué,  s’indignent nombre de producteurs. Sur le plan d’urgence, les participants sont très attentifs. Un plan encore insuffisant au regard des besoins toutes productions confondues. L’attente des producteurs est importante, même si beaucoup sont conscients que pour être efficaces, la plupart des mesures seront ciblées et concerneront donc peu de monde au regard des besoins énormes. Les responsables de la FDSEA affirment que seule l’évolution des prix et la baisse des charges redonneront un revenu décent dans les productions en crise. Par contre le plan de soutien doit permettre à ceux en plus grande difficulté de passer un cap difficile. « Par contre, sur les prêts de  trésorerie, pas de priorité, pas de critères ciblés, l’instruction des dossiers sera chronologique, ce qui ne va pas dans le bon sens », regrette Jean- Paul Piet, secrétaire général de la FDSEA.

 

Réunions cantonales

♦ 2 décembre : Beaufort-Les Ponts-de-Cé nord, 20 h 30, CRDA Beaufort.
♦ 3 décembre : Les Ponts-de-Cé sud, 10 h 15, salle des fêtes, Saint-Jean-des-Mauvrets.
♦ 4 décembre : Saint-Florent-le-Vieil, 13 h 45, salle Pomméria, La Géoderie à La Pommeraye. Baugé-Noyant 13 h 45 (à déterminer). Segré-Pouancé, 10 h 30, Maison commune des loisirs, Bel Air de Combrée.
♦ 7 décembre, Doué-Gennes-Montreuil, 14 h, salle Chatenay, CRDA Doué. Angers-Ouest, 13 h 30-16h30, MF Sources,
La Meignanne.
♦ 9 décembre, Chemillé, 13 h 30, salle mairie, La Chapelle-Rousselin. Chalonnes, 9 h 30, foyer des Bruyères, Rochefort.
♦ 10 décembre, Vihiers, 13 h 45, salle mairie, Le Voide. Thouarcé, 19 h 45 (salle à définir) Thouarcé.

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