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Biosécurité fièvre porcine : l'élevage de truies plein air bio des Trinottières déjà équipé

Des grillages et barrières empêchent les sangliers de pénétrer dans l’enceinte.
Des grillages et barrières empêchent les sangliers de pénétrer dans l’enceinte.
© AA

La ferme expérimentale  porcine des Trinottières, à Montreuil-sur-Loir, a entièrement clôturé, cet été, son parc d’élevage de truies plein air bio. L’élevage comprend 2 parcelles contiguës, pour la rotation. Pour sécuriser le site, il a fallu 1 500 mètres de grillages à mailles progressives, enterrés sur 40 cm, 600 piquets d’acacia et 3 portails. La facture s’élève à 19 000 euros, portails compris. Le grillage coûte 12 euros du mètre linéaire, pose comprise. Le chantier a été confié à une entreprise. Quant à l’entretien, il sera réalisé plusieurs fois par an :
« nous avons veillé à laisser de la place près du grillage afin de pouvoir passer avec un engin, pour entretenir l’espace et éviter que le grillage ne soit envahi par la végétation », explique Aude Dubois, responsable des essais à la ferme expérimentale. Les sangliers ne peuvent désormais plus pénétrer dans la parcelle. Mais les renards arrivent encore à se faufiler. Sur un côté, une clôture électrique va être ajoutée pour empêcher ceux-ci de venir importuner les truies lors de la mise-bas.
L’élevage porcin conventionnel des Trinos, qui reçoit de nombreux visiteurs, a lui aussi été sécurisé. Une enceinte fermée est constituée à partir des bâtiments et de parties en grillages fixées par des poteaux galvanisés, plus coûteux que les équipements pour le plein air. Il faut compter environ 18,50 euros du mètre linéaire.

 

Rappel réglementaire : des dispositifs de protection à installer avant le 1er janvier 2021
Depuis le 1er janvier 2020, les éleveurs doivent être en conformité avec l’arrêté du
16 octobre 2018 précisant les mesures de biosécurité applicables en matière de protection physique, ainsi que les conditions de fonctionnement pour l’ensemble des exploitations ayant au moins un suidé (formation, plan de biosécurité, équipements…).
Les dispositifs de protection (clôture, mur, barrière...) permettant d’éviter tout contact direct entre les porcs et sangliers doivent être mis en place d’ici le 1er janvier 2021.
Pour accompagner les éleveurs, l’Association nationale sanitaire porcine a développé un outil d’audit, Pig Connect Biosécurité, qui permet d’évaluer le niveau de biosécurité de l’élevage et d’identifier les points à améliorer. Pour réaliser cet audit, rapprochez-vous de votre OP ou de votre vétérinaire.

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