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Camifolia, les sens en éveil

Dans quelques jours, Camifolia, jardin des plantes médicinales et aromatiques à Chemillé va fêter sa première année d’existence. Retour sur une aventure qui met le végétal à l’honneur.

Lieu de promenade et de découverte dédié au végétal, Camifolia abrite plus de 350 espèces de plantes médicinales et aromatiques.
Lieu de promenade et de découverte dédié au végétal, Camifolia abrite plus de 350 espèces de plantes médicinales et aromatiques.
© AA

A près plusieurs mois de travaux, le jardin botanique de Chemillé a laissé place en 2008 à Camifolia, site touristique dédié au végétal. Trois jardins ont été conservés - le jardin botanique, l’allée des tinctoriales et la collection de camomilles -, et de nouveaux espaces ont été aménagés et mis en scène. Une fois poussé le petit portillon à l’entrée et traversé le jardin des senteurs et ses murs végétaux, un escalier conduit quelques mètres plus bas à l’accueil de Camifolia. Le bâtiment en bois d’environ 350 m2 abrite une boutique, un espace animation pour accueillir les groupes scolaires et une salle d’exposition. La visite commence par la serre méditerranéenne, à l’extrémité du bâtiment, où agave, eucalyptus, verveine citron se côtoient. à l’extérieur, les jardins en terrasse se succèdent le long de l’escalier d’eau, jusqu’à la Vallée de l’Hyrôme en contrebas. C’est François Tavernier, architecte paysagiste de Faveraye-Mâchelles qui a mis en scène les 3,5 hectares du jardin. Il s’est inspiré du dénivelé naturel qu’il a mis en exergue. « Notre objectif était de mettre en valeur un site qui avait déjà un gros potentiel », souligne Isabelle Chavassieux, coordinatrice paysagère et pédagogique. « Notre démarche a été de prendre en compte le paysage visuellement et environnementalement ». Après “les terrasses aux saveurs” qui mettent en scène le végétal du quotidien, que l’on trouve dans les potagers ou sur les talus, le visiteur poursuit sa balade dans “l’officine magique”, où fleure bon l’esprit des jardins de curé d’antan. C’est aussi un lieu de légendes qui évoquent des temps anciens où la belladone et la grande cigüe étaient utilisées pour la préparation de filtres et de poisons. Les “jardins de la vallée” sont des prairies humides. Les deux tiers des plantes qui y germent sont médicinales. Cette zone est la partie inondable du jardin. La végétation y est adaptée de manière à ce que le couvert reste en place quand l’Hyrôme est en crue. Difficile de ne pas être interpellé par “les hommes médicinaux”, silhouettes en bois de l’artiste Jean-Marc Bourasseau, qui se contorsionnent de douleur, avec, à leurs pieds, les plantes pour les soigner...

Jardin écologique
Camifolia est aussi un bel exemple de jardin écologique : le désherbage s’y fait manuellement, les jardiniers ont recours à quelques paillis pour limiter les adventices. Pour les plantations, les essences locales sont privilégiées. « Le jardon fonctionne comme un éco-système », précise Isabelle Chavassieux. La récupération des eaux du toit végétalisé et de celles du parking permettent de réduire la consommation d’eau.
Le jardin va rouvrir ses portes le 1er mai, avec quelques nouveautés. Un espace salon de thé permettra de faire une pause en contemplant le jardin. Dans le cadre de l’opération Dans la Cour des Grands, initiée par le Comité départemental du Tourisme (voir ci-dessous), un parcours famille sur les cinq sens a été mis en place. Un parcours sensoriel invite ainsi petits et grands à se déchausser pour “goûter” le
jardin avec les pieds. Enfin, différentes animations sont programmées tout au long de la saison, dont une exposition en juillet-août. Le Théâtre de verdure de 300 places accueillera une séance de cinéma en plein air cet été. « Nous cherchons à élargir les événements dans le
jardin. C’est un lieu qui se prête au changement », note Isabelle Chavassieux. Camifolia vous donne donc rendez-vous pour une promenade haute en couleurs, en découvertes et en senteurs.

Delphine Jégo

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