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Ces femmes et ces hommes qui croient en l'avenir de l'agriculture

Difficile de positiver après l'été 2026 que nous venons de traverser, et dont les conséquences s'étaleront probablement encore sur de longs mois. Pourtant, c'est ce que nous allons essayer de faire à travers ce dossier spécial Festi'élevage de Chemillé, que nous avons le plaisir de vous présenter dans cette édition.

Tout l'été, et encore dans ce numéro, la rédaction de l'Anjou Agricole s'est fait l'écho des situations singulières et collectives, souvent difficiles, parfois catastrophiques, vécues par les agriculteurs angevins dans les différentes filières, des problèmes d'équarrissage à la situation inédite des stocks fourragers, de l'accès à l'eau en maïs semences aux coups de chaud aux conséquences rédhibitoires sur les cultures fruitières ou maraichères, de la mauvaise fécondation des maïs aux problèmes de fertilité des animaux...

La réalité du changement climatique s'est imposée aux agriculteurs comme jamais en cet été 2026. Pas une filière n'y a échappé, pas une exploitation n'a été épargnée. La profession a tiré la sonnette d'alarme et la ministre de l'Agriculture doit présenter dans les prochains jours un plan d'actions pour aider l'agriculture à repartir et éviter ainsi le sur-accident (lire aussi page 8). Car malgré ce constat qui peut paraitre accablant, la nécessité est bien de continuer à se projeter.

Se projeter, c'est justement l'ambition, à travers ce dossier, que la rédaction de l'Anjou Agricole a partagé avec les différents syndicats de race qui concourront ce week-end au Festi'élevage de Chemillé.

Car malgré les difficultés, malgré les incertitudes sur l'avenir, les crises climatiques à répétition, les atermoiements politiques et géopolitiques, nombreux sont les agriculteurs et les agricultrices qui continuent d'y croire, d'avancer, de se projeter sur l'avenir. Ils innovent, cherchent à améliorer leurs résultats techniques, construisent des bâtiments, développent leurs ateliers, se diversifient, se lancent dans la transformation de leurs produits, travaillent sur leur résilience face au changement climatique, ou tout simplement, ils cherchent à transmettre leur exploitation à des jeunes. Des signaux qui montrent l'ambition de ces hommes et de ces femmes à bâtir l'agriculture de demain.

Sans angélisme béat face à la situation actuelle ni volonté de les ériger en exemples absolus, nous sommes fiers de vous présenter ici les 11 portraits* de ces agriculteurs angevins qui seront affichés aux yeux du public dans les allées du Festi'élevage de Chemillé.

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