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Interview
C’est la rentrée chez JA Pays de la Loire

Damien Heriault, vice-président régional de Jeunes agriculteurs.

Damien Heriault est vice-président de JA Pays de la Loire et responsable installation.
Damien Heriault est vice-président de JA Pays de la Loire et responsable installation.
© AA

Une nouvelle équipe est en place à JA Pays de Loire. Quels sont les sujets de cette rentrée ?
Damien Heriault : En effet, depuis le 31 mai, cinq jeunes issus de départements différents sont à la tête de JA Pays de la Loire. Chacun a pris ses responsabilités, ses dossiers de prédilection. Pour ma part, après m’être occupé du dossier installation dans mon département d’origine, la Vendée, pendant plusieurs années, je poursuis le travail au niveau régional. Il n’y a pas vraiment de dossiers de rentrée. Les sujets de septembre nous tiendront toute l’année et d’autres s’ajouteront certainement plus tard.
Lesquelles questions ? Il y a la Réso’RGAnisation de notre réseau (dossier lancé au niveau national et étroitement suivi à la région), le Plan régional d’agriculture durable (Prad) par le biais des groupes de travaux social, économique et environnemental gérés par la Draaf et la poursuite de l’étude commencée en début d’année sur les clés de réussite de l’installation dans les Pays de la Loire. Tous ces dossiers suivent une ligne directrice fondamentale : le renouvellement des générations en agriculture, qui reste la priorité absolue pour JA.

Comment assurer un avenir aux jeunes qui souhaitent se lancer dans le métier ?
Nous travaillons depuis plusieurs années sur la mise en place d’un parcours à l’installation cohérent que l’on appelle aujourd’hui 3 P (Plan de professionnalisation personnalisé). Ce plan permet à chaque candidat de se préparer à son projet professionnel, mais aussi à son projet de vie, son projet personnel. La réflexion porte principalement sur des critères économiques (la viabilité), sur la dimension du projet (la vivabilité) et sur sa capacité à perdurer dans le temps  (la durabilité).
Le travail touche aussi la formation, qu’elle soit avant, pendant et/ou après l’installation. L’objectif est de donner à chaque exploitant l’autonomie de décision et de réflexion nécessaire à un chef d’entreprise agricole d’aujourd’hui.

Des interrogations commencent à naître autour du coût de la main-d’œuvre en agriculture. En matière de salariat, que pense JA Pays de la Loire ?
JA défend l’installation aidée, car depuis des années elle a fait ses preuves. Aujourd’hui, neuf jeunes agriculteurs sur dix sont encore en activité, dix ans après l’installation.
Le salariat reste un bon moyen pour le jeune d’acquérir de nouvelles compétences. C’est aussi une occasion, pour les exploitants qui recherchent un repreneur ou un futur associé, de trouver et de former la personne avant la réelle prise d’engagement. Cette période de salariat peut être suivie d’un Spar (Stage de parrainage) qui permet au jeune de comprendre et d’appréhender l'environnement et la situation économique de l'exploitation, et ainsi, de passer peu à peu du statut de salarié au statut d'associé avec toutes les prises de décisions que ce nouveau statut implique. N’oublions pas que la part des gens non issus du milieu agricole ne fait qu’évoluer. Aujourd’hui, ce sont 30 % des installations aidées sur la région. Cela représente un véritable tremplin pour l’intégration de ces jeunes qui souhaitent s’investir dans le milieu agricole.
En parallèle et pour aller dans le même sens, l’apprentissage représente aussi une opportunité pour les exploitants qui cherchent à transmettre leur exploitation. J’ai remarqué que, bien souvent, passé un certain âge, on est plus réticent à accueillir des stagiaires sur son exploitation. C’est pourtant le vivier des installations de demain.

Sonia PALAU PLA
JA Pays de la Loire
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