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Porc
Cooperl attachée au bien-être animal

Depuis 2004, la coopérative Cooperl travaille sur le bien-être animal. Cette thématique est intégrée à la stratégie de développement durable de la coopérative.

La coopérative travaille depuis 7 ans sur l’arrêt de la caudectomie.
© Cooperl

Le bien-être animal fait partie intégrante de la stratégie de la coopérative Cooperl. « C’est dans le sens de l’histoire. Chaque maillon de la filière est fédéré autour de ce sujet », constate Noémie Ory, référente bien-être animal du groupement d’éleveurs Cooperl. La preuve en est : aujourd’hui, 85 % des porcs commerciliasés par la Cooperl ne sont plus castrés. Les premiers essais ont débuté en 2008 et la production de porcs mâles non castrés a été mise en œuvre en 2013.
 

« On reprend tous les fondamentaux d’élevage. C’est en adaptant notre système aux besoins essentiels des animaux que nous y parviendrons »

Arrêt de la caudéctomie
La coopérative travaille depuis 7 ans sur l’arrêt de la caudectomie. « D’un côté, nous menons des essais avec des éleveurs et de l’autre, nous avons des éleveurs qui ont arrêté la coupe de queues sur une ou deux portées pour voir les résultats en élevage. » Élever des porcs avec la queue entière se révèle complexe pour maîtriser les morsures.  Il y a de nombreux facteurs à risque : sanitaire, lié à l’ambiance et la ventilation dans le bâtiment mais aussi à la compétition entre animaux. « Le moindre stress du porc peut entraîner de la caudophagie. S’il y a une compétition pour l’accès à l’alimentation, à l’eau, s’il n’a pas un espace de repos suffisant, des courants d’air... Si le seuil de sensibilité du porc est atteint, cela se traduit par des morsures. » Difficile d’établir une démarche “toute faite” pour éradiquer la caudophagie.  Dans chaque élevage, les facteurs de risque peuvent être différents.
« On reprend tous les fondamentaux d’élevage. C’est en adaptant notre système aux besoins essentiels des animaux que nous y parviendrons », constate l’ingénieure agronome. La caudophagie n’est pas uniquement liée à la densité des cases. La Cooperl travaille sur le volet social de l’animal. « Par exemple, 5 ou 10 jours après la mise-bas, on va ouvrir différentes cases maternité ensemble pour que les porcelets puissent se familiariser les uns aux autres. » Des préconisations pour les éleveurs qui souhaitent essayer sur une portée ? « il faut avoir un élevage sans problème sanitaire, avec une bonne ambiance de bâtiment, bien ventilé. Des jouets dans les cases en quantité suffisante limiteraient aussi les risques de caudophagie ». Le risque est le plus élevé en post-sevrage. « Mais elle est aussi possible au stade de l’engraissement. »  Encore en phase d’essais, la Cooperl n’a pas encore fixé de date pour généraliser l’arrêt des coupes de queues.

Des truies en case liberté

Autre dossier bien-être sur lequel travaille la Cooperl : la case maternité liberté. « Après plus de 2 années de recherche et développement, notre filiale Calipro a présenté en 2019 son modèle de case maternité liberté associée au système balance qui permet de limiter le risque d’écrasement de porcelets et ainsi libérer la truie de ses entraves durant la lactation, explique Noémie Ory. Nous travaillons aussi en partenariat avec le constructeur hollandais Vereijken qui bénéficie de plus de 10 ans d’expériences sur la conduite des truies en liberté en maternité. » La Cooperl accompagne les adhérents  qui ont décidé d’opter pour ce type de maternité. « Nous recommandons de maintenir en contention les truies une semaine après la mise-bas. Après, grâce à un système de barre anti-écrasement placé à 20 cm des parois de la case, les truies sont en liberté avec un risque réduit d’écrasement. » Comme elles ont tendance à s’allonger contre des parois, ces tubulaires permettent aux porcelets de s’échapper avant écrasement. La coopérative conseille de se lancer dans cette démarche avec des cochettes. « Nous poursuivons la recherche et développement sur la conduite des truies liberté. Nous élaborons un guide pratique pour les éleveurs suite aux différentes observations. » Les premiers résultats sont plutôt encourageants. Avec une case maternité liberté, les porcelets ont plus facilement accès à la mamelle. « On observe une meilleure croissance des porcelets et un poids au sevrage plus important. »   

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