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Crise porcine : un fonds de soutien conditionné aux validations de Paris et Bruxelles

Si la création d'un fonds de soutien aux producteurs de porcs (abondé par la grande distribution et la restauration hors domicile) a reçu l'aval des acteurs de la grande distribution, à la sortie d'une réunion le 8 février à Matignon, elle reste suspendue aux avis de l'autorité de la concurrence française et de certaines instances européennes.

« Pourquoi ne pas réformer un peu plus de truies, afin de freiner la production de porcelets? »
« Pourquoi ne pas réformer un peu plus de truies, afin de freiner la production de porcelets? »
© AA

Le président de la FNSEA Xavier Beulin se déclare « très prudent » sur ce dossier qui fait l'objet de « discussions difficiles ». Les discussions portent sur la création d'un fonds « d'urgence, exceptionnel et temporaire » géré par l'interprofession porcine, qui n'apporterait pas « un complément de prix », mais « une aide à la trésorerie ». La priorité, explique-t-il, est de « vérifier la compatibilité du dispositif », avec les réglementations nationales et européennes. L'enveloppe de 100 millions d'euros évoquée dans la presse économique lui semble « un premier pas ».

 

Xavier Beulin a aussi plaidé pour que la France et l'Allemagne défendent ensemble auprès de la Commission européenne « des mesures significatives » pour régler les crises du marché du porc et du lait, notamment en régulant la production. « La crise actuelle demande que l'on ne considère plus que le marché seul doit réguler la production », explique-t-il. « Nous savons qu'il y a 10 à 15 millions de porcs en trop en Europe. Est-ce que l'on va continuer la fuite en avant? », s'interroge-t-il.

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