Aller au contenu principal

De l’eau au top pour traiter moins et mieux

Grâce au procédé Eaubaine qui optimise l’eau utilisée pour les traitements, les agriculteurs peuvent réduire jusqu’à 75 % la dose de produits phytosanitaires.

Devant les cuves d’eau optimisée de 1 000 litres qu’ils commercialisent auprès de leurs clients, Denis Pelé, dirigeant et Serge Blordier, animateur productions végétales de la société Pelé Agri Conseil, de Candé.
Devant les cuves d’eau optimisée de 1 000 litres qu’ils commercialisent auprès de leurs clients, Denis Pelé, dirigeant et Serge Blordier, animateur productions végétales de la société Pelé Agri Conseil, de Candé.
© AA

Seulement 10 à 15 % des matières actives arriveraient jusqu’à leur cible. Pour aider les agriculteurs à améliorer l’efficacité de leurs traitements, la société de négoce Pelé Agri conseil propose, depuis 2015, une solution : le procédé Eaubaine, inventé par la société tourangelle Aquaphyto, de Chinon (37). « Nous sommes les seuls distributeurs de l’Ouest de la France à proposer cela, explique Denis Pelé, dirigeant de Pelé Agri Conseil. La réflexion nous est venue lorsque le Gouvernement a lancé le plan Ecophyto ».


Un pH de l’eau adapté à celui la matière active
Pelé Agri Conseil dispose d’une cuve de 20 000 litres et d’une station de traitement de l’eau. Cette eau (principalement d’origine pluviale) est analysée, puis elle est déminéralisée afin de supprimer toutes les associations chimiques qui seraient nuisibles à l’efficacité du traitement. Les matières organiques sont extraites pour éviter qu’elles n’absorbent les matières actives. Le pH de l’eau est quant à lui adapté à celui de la matière active pour améliorer la dissolution de celui-ci. Enfin, la conductivité de l’eau est augmentée grâce à un passage de sels.
L’eau, ainsi traitée, est stockée dans les fûts de 1 000 litres, qui sont tracés, consignés et scellés. « 250 fûts tournent aujourd’hui en clientèle », explique Denis Pelé. Ces contenants sont protégés des UV et peuvent être stockés en extérieur pendant six mois.


Eaubaine permet de réduire de manière significative les doses, souligne Serge Blordier, animateur productions végétales de la société. : « un produit homologué à 2 litres/ha dans 200 litres d’eau non traitée peut être diminué à 1 litre/ha dans 100 litres d’Eaubaine, et jusqu’à 0,3 l pour 30 litres d’Eaubaine ».


Les bonnes pratiques agricoles indispensables
Mais la qualité de l’eau ne fait pas tout. Deux autres conditions sont indispensables pour tendre vers la réduction de doses : la qualité des pulvérisateurs et des buses et le respect des conditions météo. « En dessous de 40 % d’hygrométrie, les stomates de la plante sont fermés, rappelle Serge Blordier. Il faut plus de 80 % d’hygrométrie pour traiter dans de bonnes conditions, et pas de vent ».


5 000 hectares sont traités avec de l’eau Eaubaine chez des clients de Pelé Agri Conseil. En moyenne, la réduction de doses observée est de 50 % minimum. Des économies de doses et d’eau qui réduisent aussi le temps passé dans les parcelles et sur les routes avec le tracteur. Comme le résume un agriculteur utilisateur d’Eaubaine depuis 10 ans : « ça réduit énormement les factures et notre impact sur l’environnement. Et nous avons gagné en technicité ».
S.H.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Chantiers précoces, faibles rendements
Alors qu’août n’était même pas commencé, les ensileuses sont entrées en action en Maine-et-Loire. Comme à Saint-Macaire en Mauges…
Ensilage : l’extrême inverse de 2021
Alors que les premiers ensilages démarrent en cette fin de semaine, point d’étape et conseils avec Julien Gaultier, responsable…
Des bocaux Made in mauges
A La Jumellière, cela fait bientôt 40 ans que la conserverie artisanale la Maison Beduneau propose des plats traditionnels dans…
« Le prix du lait français dévisse par rapport à nos voisins européens »
Interview de Ghislain de Viron, 1er vice-président de la Fédération nationale des producteurs de lait.
Des mesures pour la protection contre les incendies dans les bois et forêts
Dans un communiqué du 2 août, la Préfecture de Maine-et-Loire indique que « suite à la parution des nouveaux indices qui…
La situation des nappes et rivières du département reste critique
En l’absence de pluies significatives, l’état des nappes et des rivières est sous haute surveillance.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 157€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois