Inondations
Débrouille et entraide, en attendant la décrue
Une lente décrue est amorcée dans les secteurs les plus touchés de Maine-et-Loire. En attendant un retour à la normale, les agriculteurs s'organisent et s'entraident, notamment en élevage.
À Orée d'Anjou (Liré), la ferme laitière de Damien et Benoit Epoudry est littéralement cernée par les eaux. "Je n'ai jamais vu la Loire aussi haute, témoigne Damien Epoudry, âgé de 45 ans. La cote à Ancenis a atteint 5,86 m, elle était de 5,46 m en 1995... ". Située sur une butte, l'exploitation est hors d'eau et les animaux à l'abri. La collecte du lait n'a pas été interrompue. Chaque jour, les éleveurs acheminent, à l'aide d'un bac agricole, un tank de 2 500 litres jusqu'à la route principale d'Ancenis, où un camion de la laiterie Terrena les attend. Grâce à ce bac agricole acquis et financé par la Région et l'Etat, sur l'initiative d'éleveurs faisant paître des animaux dans les îles de Loire, Damien Epoudry peut circuler sur les zones inondées en sécurité. Il a, pour cela, passé un permis pour le transport fluvial de marchandises.