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Réforme de la Pac
Définir une stratégie pour le Grand ouest

L'accord conclu en juin à Bruxelles porte sur la période 2014-2020.

Le 24 juillet prochain, un conseil fédéral FNSEA traitera des arbitrages indispensables entres les différentes productions. Et entre les différentes régions.
Le 24 juillet prochain, un conseil fédéral FNSEA traitera des arbitrages indispensables entres les différentes productions. Et entre les différentes régions.
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Les agriculteurs savent désormais à quoi s'attendre. Même s'il reste à entériner, l'accord tripartite intervenu fin juin à Bruxelles jette les bases du futur cadre de la réforme de la Pac. "On n'y retrouve pas tout ce qu'on souhaitait", commente Jean-Marc Lézé, le président de la FDSEA, à l'occasion du conseil d'admnistration qui se tenait cette semaine à Angers. De quoi est-on sûr déjà ? Les 30 % de verdissement sont maintenus comme le prévoyait le projet, le droit à paiement de base a évolué, la convergence des aides s'appliquera progressivement, un paiement rétributif (surdotation des premiers hectares) a été acté selon le vœu du ministre de l'agriculture. "Mais on attend toujours la simulation, donc on reste inquiet". En ce qui concerne le recouplage, l'enveloppe de 13 % plus les 2 % pour les protéines est loin du compte. Les laitiers, notamment, s'inquiètent de ne pas pouvoir abonder à la formule. Les éleveurs de viande lient le recouplage à la pérennité de leur production.

Le grand bassin de production de l'ouest
Que va-t il se passer maintenant  ? "Il reste plein de choses à caler au niveau des États-membres", indique Jean-Marc Lézé. Mais également au sein même de la profession agricole. Le 24 juillet prochain, un conseil fédéral FNSEA traitera des arbitrages indispensables entres les différentes productions. Et entre les différentes régions. Pour le Maine-et-Loire, une chose est sûre, c'est la stratégie de l'élevage, créateur d'emplois et de paysages, garant de la vitalité du tissu rural, qui est à privilégier. C'est cette orientation qui semble également faire l'unanimité dans le Grand Ouest et la question de la régionalisation a été évoquée, lors du conseil d'administration de mardi dernier. “La régionalisation permettrait peut-être de mieux gérer l'enveloppe avec une stratégie pour notre grand bassin d’élevage, s’interroge Jean-Marc Lézé, et prendre de la distance avec le cadre budgétaire prévu pour cette réforme". Pour, dès à présent, poser des jalons en vue de la future réforme en 2019. "Au delà de la Pac et des soutiens, il importe de définir une stratégie à moyen terme et à long terme pour la région Ouest", conclut le président de la FDSEA.

M. L.-R.
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