Aller au contenu principal

Des ambassadeurs pour cuisiner plus de produits bio dans les cantines

Mardi 14 novembre, l'Agence bio a lancé sa nouvelle campagne de communication axée sur la restauration hors domicile. Elle veut créer un collectif d'ambassadeurs  pour stimuler l'augmentation des produits bio au menu.

© anjou agricole

"D'abord relancer la demande." C'est la première mission de la nouvelle campagne de communication lancée par l'Agence bio, sous la bannière "Cuisinons Plus Bio". Face à un marché de la bio en crise, sa priorité est avant tout "de garantir des débouchés aux producteurs si on veut qu'il y en ait encore demain""Mais à chaque fois que nous avons informé les consommateurs, nous avons observé une hausse des achats", rappelle, confiante, sa directrice Laure Verdeau.

Grâce à un soutien financier d'1,9 million d' € de l'Union européenne, l'Agence bio a décidé d'orienter sa promotion vers la restauration hors domicile. "En France, les 170 000 restaurants ne proposent que 1 % de leur carte en bio et les 80 000 cantines n'achètent que 7 % de leurs denrées en bio", souligne-t-elle. Et ce, malgré la loi Egalim, qui fixe  un objectif de  20 % de produits bio dans la restauration scolaire. L'objectif de l'Agence bio est de mobiliser les chefs, les restaurateurs et les responsables du secteur "pour qu'ils deviennent acteurs de cette transition agroécologique en augmentant la part des produits bios dans leurs menus".

15 ambassadeurs

Pour les convaincre, l'Agence bio mise sur la "prescription par les pairs""Nous avons identifié sur le territoire des chefs qui cuisinent déjà plus de 20% de produits bio et nous allons en faire des ambassadeurs, explique Laure Verdeau. L'idée étant qu'à partir de cette quinzaine d'ambassadeurs, par cooptation, nous arrivions à un maillage territorial d'ici trois ans". Cette sensibilisation passera par un partage de pratiques pour cuisiner plus et gaspiller moins. Une campagne d'affichage, avec 4 visuels différents, viendra soutenir ces actions de terrain.

Dans les Pays de la Loire, c'est le chef de la cuisine centrale d'Angers Loire Restauration (Papillote et compagnie), Anthony Routhiau, qui a été repéré pour devenir l'ambassadeur du bio.  La société publique locale prépare 14 000 repas pour les enfants de 19 communes de l'agglomération avec 33 % de produits bio, 55 % de produits locaux et 58 % de produits durables. "Nous sommes portés par la volonté des élus, indique Sophie Sauvourel, la directrice. Ils l'ont d'ailleurs formalisée dans le plan alimentaire territorial (PAT) qui fixe, à l'horizon 2030, un objectif de 50 % de produits bio et 80 % de produits locaux dans nos approvisionnements". Une volonté qui a un coût - 1,8 € en coût matière ou un coût de revient de 3,49 € par repas- mais qui est maîtrisé par des pratiques (lire ci contre) et une lutte contre le gaspillage.

Éducation alimentaire

Si Laure Verdeau admet que "le PAT est un super outil", notamment pour "reterritorialiser la production bio",  il doit "être en accord avec les objectifs nationaux" en "incluant explicitement le bio". Interbio des Pays de la Loire a d'ailleurs créé un label - Territoire bio engagé (TBE)- pour distinguer clairement les collectivités impliquées dans cette démarche. Mais la mobilisation locale n'est pas suffisante. "Il y a aussi un gap culturel à combler", déclare Laure Verdeau. L'Agence bio souhaite s'attaquer dans un deuxième temps à l'éducation alimentaire. "Les enfants actuellement en maternelle seront les consommateurs de demain : il faut qu'ils soient informés sur les différences entre les produits pour faire des achats éclairés une fois adultes, insiste la directrice. De même, les produits bio doivent être intégrés dans la formation de CAP cuisine". Une plateforme digitale sera lancée début 2024 pour compléter la campagne de communication, diffusant des outils et des bonnes pratiques.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Face à des rendements catastrophiques, de nombreux éleveurs se trouvent contraints d'acheter des fourrages.
Le préfet réunit la cellule de crise
François Pesneau, préfet de Maine-et-Loire, a réuni, avec la Chambre d'agriculture, la cellule départementale sécheresse vendredi…
Versailles du Gaec Maison Braud à Maulévrier, élue "meilleur animal du concours".
Parthenaise : le meilleur animal pour la Maison Braud
L'édition 2026 du Cima 53 s'est tenue du 17 au 19 juillet à Mayenne, avec un concours régional de la race Parthenaise dans…
Le triplement des cours mondiaux des protéines laitières en l'espace d'une année s'explique d'abord par l'appétit pour les produits alimentaires enrichis en protéines.
Le retour amer de la protéine laitière
Nutrition sportive, traitements anti-obésité... Les protéines laitières ont le vent en poupe et les cours mondiaux s'affolent.…
La vendange a commencé mercredi 19 août au Château du Fresne à Bellevigne en Layon (Faye d'Anjou). En haut à droite, un des associés, David Maugin. En-dessous, des baies flétries par le soleil. 
Une vendange très précoce et affectée par les canicules 
Des premières parcelles de vigne ont été vendangées dès le 6 août en Maine-et-Loire. Une vendange 2026 marquée par une très…
Rendez-vous les 29 et 30 août au concours inter-départemental blondes d'Aquitaine

Après un format restreint au territoire du Maine-et-Loire en 2025, le concours de la race blonde d'Aquitaine sera à nouveau…

Open génisses de la Petite Angevine : la race brune arrive sur le ring

L'open génisses organisé par Mauges Élevage Passion aura lieu dimanche 30 août, avec 53 animaux. La race brune remplacera la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois