Aller au contenu principal

Championnat de montgolfières
Des ballons dans le ciel d’Anjou

Le championnat d’Europe de montgolfières se déroule à Brissac-Quincé du 21 au 29 août. 120 ballons survoleront bords de Loire, vignoble, champs et troupeaux. Organisateurs et agriculteurs travaillent pour éviter tout dommage.

Des compétiteurs de 26 pays européens, de la Lituanie à l’Espagne, se retrouvent à partir de ce week-end en Anjou pour le 16e championnat d’Europe de montgolfières. En marge de la compétition, des vols de loisirs sont aussi proposés au public, avec, notamment, deux nacelles adaptées pour les personnes handicapées. Au petit matin, dès 7 heures, et en soirée, c’est-à-dire quand les conditions atmosphériques sont les plus favorables pour voler, une nuée de ballons de toutes les couleurs va apparaître dans le ciel d’Anjou. « Un superbe spectacle en perspective », promet Philippe Cauwel, président de l’association Arc en ciel d’Anjou, créée en 2002 pour organiser le championnat de France  de montgolfières, en 2003. La vallée de la Loire est depuis quelques années un lieu très prisé des sociétés privées qui proposent des vols de loisirs.


Deux mondes compatibles
La plupart du temps, les montgolfières atterrissent dans des espaces agricoles, ce qui a engendré des soucis de cohabitation entre le monde des aéronautes et celui des agriculteurs. Des vols à trop basse altitude peuvent en effet semer très vite  la panique au sein d’un troupeau. C’est pourquoi, depuis 2003, Philippe Cauwel a noué un dialogue continu avec un groupe d’agriculteurs de la région survolée. « Nous avons travaillé avec la FDSEA et la Chambre d’agriculture, qui se font le relais sur le terrain », explique-t’il.
Agriculteurs et passionnés de montgolfières ont établi, ensemble, une carte sur laquelle figurent les points sensibles : des zones où il est interdit d’atterrir, des zones où les aéronautes ne doivent pas lâcher de marque et d’autres zones où ils doivent respecter une altitude minimale de survol. En fonction des périodes de l’année, la carte est mise régulièrement à jour pour tenir compte, par exemple, des nombreuses parcelles de pâturage l’été, plutôt que des seuls sièges d’exploitation. « Les compétiteurs sont très pénalisés en cas de non observation de ces règles,
souligne Philippe Cauwel. Les sanctions sont dissuasives. »
L’organisateur est persuadé que les deux activités, agriculture et vols en ballon, ne sont pas incompatibles, bien au contraire : « Voler, c’est le meilleur moyen d’admirer la nature modelée par le travail des agriculteurs. Ce serait vraiment un gâchis que ces deux mondes ne se comprennent pas ! ». Avant même le début de la compétition, les participants ont été sensibilisés au respect de la propriété et des espaces agricoles. Aussi bien ceux qui se trouveront dans les ballons que le personnel au sol chargé de récupérer, à bord d’une cinquantaine de véhicules tout terrain, les aéronautes à leur atterrissage. Les organisateurs sont très confiants, ils ont, l’année passée, accueilli les 55 ballons du championnat de montgolfières de Grande-Bretagne, « sans le moindre problème ».


Une leçon d’humilité
« Cela dit, nous ne sous-estimons pas le risque pourles exploitations et nous n’avons aucune insouciance par rapport au monde agricole », précise Philippe Cauwel. Alors, pour prendre en compte les éventuels problèmes qui pourraient apparaître malgré tout, une cellule de médiateurs est mise en place à partir de ce vendredi matin 21 août et jusqu’au 29 août, avec un numéro de téléphone unique (02 41 68 32 32), auquel répondront deux personnes, une francophone et une anglophone. En cas de problème, il suffit d’identifier le lieu et le numéro de dossard de la montgolfière. Marc Terrier, éleveur laitier à Brissac-Quincé, fait partie des agriculteurs qui ont favorisé le dialogue en passant du côté des aérostiers : « J’ai eu la chance, raconte-il, en 2003, de faire un vol et de passer au-dessus de mon exploitation. Prendre de la hauteur nous pousse à l’humilité… ». Lui aussi est confiant par rapport au bon déroulement de la compétition : « Il y a suffisamment de chaumes où se poser en cette période de l’année ».

S.H.


Programme sur www.brissac2009.eu

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Aux petits soins des chevrettes et chevreaux
En pleine période de mises bas, le Gaec Hérissé ne chôme pas. Les éleveurs s’attèlent à soigner les chevrettes d’aujourd’hui qui…
"Nous Paysans", un documentaire qui fait du bien
Le 23 février à 21h05, France 2 a diffusé un documentaire dirigé par le réalisateur Fabien Beziat et la journaliste Agnès Poirier…
L’expression du ras-le-bol
La FDSEA et les JA donnaient une conférence de presse mercredi au Louroux-Béconnais sur le thème des négociations commerciales,…
Les producteurs d'œufs mettent la pression
Environ 150 agriculteurs ont vidé le rayon oeufs d’un Auchan et ont distribué leurs propres oeufs aux clients pour dénoncer le…
Des animaux qui pâturent tout l’hiver
A la Ferme expérimentale bio de Thorigné-d’Anjou, une vingtaine d’animaux, bœufs en croissance et génisses pleines, sont à l’…
Litière : le Gaec des Futaies se la joue fine
Alternative à la paille broyée, la fine de bois est utilisée comme asséchant dans les logettes des vaches laitières bio du Gaec…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format numérique
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités