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Des moissons rapides et sans interruption

Dans le Maine-et-Loire, la moisson du blé a commencé avec près de 10 jours d'avance par rapport à 2014.

© AA

"Les blés étaient déjà avancés. Les coups de chaleur ont fini d'accélérer la maturité". Pour Jean-Louis Chevalier, agriculteur à Beaupréau, la pluviométrie favorable du mois de mai et la chaleur de juin ont permis des moissons précoces, débutée huit à dix jours plus tôt que l'an dernier : un constat partagé dans tout le département. Lundi 13 juillet, alors qu'il ne recensait "plus qu'une poignée de parcelles non moissonnées" sur sa commune et même jusqu'à Saint-Florent-le-Vieil, Jean-Louis Chevalier s'étonnait surtout de la rapidité du battage. "C'est une des rares années où il n'est pas tombé une seule goutte d'eau durant les moissons et où toutes les parcelles ont pu être battues très vite. Tous les champs de la commune ont été moissonnées en huit jours. En 2014, l'eau avait beaucoup plus retardé et échelonné cette période." Un bilan confirmé par Pascal Poulard à Tiercé qui constate qui le blé a été battu environ quatre jours plus tôt que l'an dernier, dans un canton où les deux tiers des moissons étaient faites au 13 juillet. Pour lui, "il y a eu un peu d'échaudage mais l'impact de la canicule se ressentira surtout sur le maïs". Concernant le rendement, l'agriculteur estime 2015 comme une année légèrement en dessous de la moyenne pour les exploitants de Tiercé. Dans le Saumurois, Régis Beaudouin considère lui que "l'objectif est atteint". Avec des rendements entre 75 et 100 quintaux et une moyenne située autour de 85 quintaux, l'agriculteur d'Allonnes soutient que "la chaleur n'a pas trop impacté le rendement, même si j'ai dû irriguer deux ou trois parcelles" de ses 22 hectares battus en trois jours, entre le vendredi 10 et le dimanche 12 juillet.

Lire l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du 17 juillet 2015.

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