Fourrages
Des prairies grillées en octobre
Au Gaec de la Libergère à Chemillé-en-Anjou (Melay), les dégâts sur les prairies entrainent d'importants surcoûts et suscitent l'inquiétude pour les mois à venir.
"Ici, on est sur une parcelle de ray-grass d'Italie, décrit Christophe Cesbron, du Gaec de la Libergère, ce lundi matin, devant une étendue brune et terne parsemée de quelques adventices. J'ai fait une coupe d'ensilage fin mars, puis une autre fin mai, et depuis, plus rien, même pas de pâturage. Alors qu'habituellement, vers le 20 octobre on fait un enrubannage et au printemps, et je refais une coupe. Là, les quelques repousses de ray-grass qu'il y a eu n'ont même pas grainé... Pour moi, c'est du jamais vu en 28 ans de carrière". Doutant fort que cette prairie puisse "repartir", l'agriculteur a décidé de casser la parcelle de 4 ha pour y implanter un méteil à base d'avoine, vesce, trèfle et RGI, qui sera récolté au printemps, avant les semis de maïs.