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ŒNOTOURISME
Des randonnées dans le vignoble

Pour parler de leur métier et de leur passion, les viticulteurs emmènent les citadins par monts et par vignes du vignoble Anjou-Saumur.

Dix-neuf rencontres dans les vignes autour, comme l'an dernier, de quatre thématiques : la nature, la gastronomie, la découverte et le patrimoine, tel est le programme des rendez vous dans le vignoble, proposé par le Musée de la vigne et du vin et les viticulteurs indépendants, avec le soutien du comité du tourisme. Une complémentarité efficace dont se félicitent tous les partenaires : "Les vignerons proposent les projets et le musée gère les réservations", indique Pierre Cesbron, le président du MVV. La formule, depuis cinq ans, fait ses preuves et a décroché le label "vignoble et découverte" en 2010.


Démarrage le 5 février

Coup d'envoi le 5 février au domaine de la Bergerie de Champ-sur-Layon pour une découverte du domaine avant un repas gastronomique. Dans d'autres cas, la randonnée se termine par une dégustation, un apéritif dînatoire. Parfois aussi, la soirée se prolonge par de la musique. Plusieurs nouveautés sont inscrites à cette édition 2011, comme un week end le 12 et 13 mars au domaine Guichoux de Saint-Georges-sur-Layon grâce au travail en réseau local, une alliance originale de "dix vins et dix chocolats", le 10 avril au domaine des Hauts Perrays à Chaudefonds-sur-Layon ou encore une chasse au trésor le dimanche 26 juin, au domaine des Gaumonts à Thouarcé.
En 2010, plus de 400 participants ont pris part aux journées et soirées proposées par les vignerons. L'objectif est de privilégier les petits groupes, pour favoriser l'échange. "Nous parlons de notre métier d'une façon plus positive, plus proche. Nous donnons du sens au vin, à ses valeurs, nous faisons passer la dimension humaine du produit. Ce sont des  repères pour les consommateurs", apprécie Xavier Cailleau, le président des vignerons indépendants anjou-saumur. Ces rencontres tombent à point nommé alors que le vin est cité en premier comme notoriété de l'Anjou dans une récente enquête que vient de commanditer le Comité départemental du tourisme.

COMPORTEMENT

Les nouveaux touristes du vin

“Le ticket moyen d’un touriste dans les caves du Val de Loire est, en moyenne, de 100 euros par personne. Souvent c’est un couple qui achète, le ticket est donc doublé. Bien sûr, cela dépend des appellations. Mais “cette somme est assez importante”, souligne Fanny Gillet, responsable de l’observatoire économique d’Interloire.
Le touriste-type est âgé en moyenne de 46 ans. Il découvre la région pour la première fois, est issu d’une catégorie socio-professionnelle supérieure et possède un pouvoir d’achat élevé. Six fois sur dix, il est Français. Il consomme régulièrement du vin, mais il n’est pas forcément un grand connaisseur. “En Val de Loire, nous avons la chance de ne pas avoir de grandes références œonologiques”, souligne Fanny Gillet. La chance ? “Oui, cela désacralise le vin. Les gens osent facilement pousser les portes des vignobles. Ils viennent chercher du vin “pas prise de tête”, à boire en toute occasion. C’est le plaisir qui compte, et non les rituels”, ajoute la responsable économique.

De plus en plus curieux

La différence entre la vente directe et l’œnotourisme se concrétise à travers un service supplémentaire (repas, visite, dégustation…). Le touriste boit de moins en moins de vin, et la pédagogie autour d’une dégustation le rassure.
“Le consommateur cherche à connaître. Avec des explications sur le vignoble, il comprend le métier. S’il adhère, il achète et revient au vignoble”, explique Jean-Luc Gaignard, ingénieur à l’Inra d’Angers et directeur de Terre des Sciences. Le vigneron peut fournir des explications sur son mode de production ou sur son terroir. “Lorsque l’on connaît les différents terroirs d’un vignoble, on sent bien des différences dans le verre”, ajoute le chercheur.  “Les outils scientifiques deviennent donc des outils de médiation dans la valorisation du vin.” `

Aude Richard

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