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Des volailles bio pour les fêtes

Emmanuel Gourichon et Marie Renou, de l'élevage Un grain de folie à Lys-Haut-Layon, élèvent des chapons, dindes et pintades pour les fêtes de fin d'année. Créée en 2021, leur activité connaît un grand essor.

"La semaine prochaine, juste avant Noël, on va enchaîner trois jours d'abattage", prévoient Emmanuel Gourichon et Marie Renou, éleveurs de Lys Haut Layon (Saint-Hilaire du Bois). Attendues par une clientèle en pleine croissance, les volailles festives vont garnir les tables pour cette fin d'année. Depuis juillet, le couple d'éleveurs élève, en prévision des fêtes, 500 pintades, une centaine de dindes (déjà toutes réservées), et une centaine de chapons. De quoi contenter tous les palais et des tablées petites ou grandes, avec des poids prêts à cuire qui oscillent entre 1,5-1,8 kg pour la pintade, 3,2 à 3,5 kg pour la dinde et 3-3,5 kg pour le chapon. "On nous demande même des plus gros, de 4 à 6 kg, explique Emmanuel Gourichon. Nous n'en faisons pas pour l'instant". Pour Noël, la banque alimentaire locale a commandé des volailles qui seront proposées à ses bénéficiaires à un prix symbolique...

En attendant, dans le poulailler mobile de la ferme, les chapons terminent leur croissance, avec, depuis le mois de novembre, une ration au lait de vache et céréales de l'exploitation. Les finitions longues assurent la qualité de la viande : 180 jours pour les dindes, entre 150 et 170 jours pour les chapons.

Installés en 2021 après une reconversion

Le couple de jeunes quadragénaires a acheté l'exploitation, située non loin de la fromagerie de Vihiers, en septembre 2021. "Nous avons eu le coup de cœur", se remémore Marie Renou. L'environnement idéal pour réaliser leur projet. "J'ai toujours voulu m'installer", relate Emmanuel Gourichon, pourtant dissuadé par sa famille de s'engager dans cette voie. Il a exercé différents métiers, boulanger-pâtissier, chauffeur d'engins en travaux publics, et les dernières années, chauffeur, puis responsable à l'unité de méthanisation de Vihiers. De son côté, Marie Renou a travaillé dans le domaine de l'économie sociale et familiale, dans l'accompagnement d'enfants en situation de handicap.

Le couple s'est installé sur une surface de 22 ha au départ, qui est passée à 35 puis 70 ha à ce jour, afin de permettre de conserver l'autonomie alimentaire de l'élevage et de réaliser les rotations. L'alimentation de base des volailles est composée d'un mélange fermier céréalier (triticale, pois, féverole) et de maïs maison. Seul l'aliment de démarrage est acheté à l'extérieur. L'exploitation était déjà équipée de parcours extérieurs arborés, ainsi que de deux bâtiments de 400 m2 et d'un tunnel de 800 m2, sur lesquels un certain nombre de travaux ont été nécessaires pour une remise en état. Le couple a investi dans un laboratoire d'abattage et de découpe pour les volailles.

Des prévisions très vite dépassées

L'activité s'est développée depuis 3 ans d'installation, au delà des prévisions de départ, comme l'explique Emmanuel Gourichon : "le projet de base du Plan d'entreprise prévoyait un objectif de 100 volailles abattues à la ferme et vendues en direct par semaine à l'horizon de la 6ème année. En fait, nous en sommes déjà à 160 animaux par semaine, au bout de 3 ans".  Alors que l'abattage est aujourd'hui manuel, le couple envisage de s'équiper d'une chaîne d'abattage pour s'alléger le travail. Jusqu'ici une partie des volailles est commercialisée auprès du groupement Bodin, mais l'objectif est de passer rapidement en 100 % vente directe, pour davantage de valorisation. "C'est du temps à passer, mais que les clients reviennent nous voir en nous disant que c'était super bon, c'est irremplaçable". En plus des volailles, le couple s'est également lancé dans l'élevage de poules pondeuses, débutant avec 40 poules pour parvenir à un cheptel de 1 000 aujourd'hui. La ferme est équipée d'un centre d'emballage agréé.

"Nous n'avons jamais démarché"

Comment les ventes ont-elles décollé ? "Grâce aux réseaux de chacun d'entre nous et au bouche à oreille, résument-ils. Nous n'avons jamais démarché !". En plus de la vente à la ferme, les volailles et œufs sont commercialisés au magasin de producteurs la Ferme angevine à Beaucouzé, aux jardins de l'Avenir à Sainte-Gemmes/Loire, dans différents commerces de proximité et marchés locaux. L'EARL Un grain de folie vient également de décrocher le marché public de la nouvelle cuisine centrale de Vihiers, fournissant restaurants scolaires, crèche, maison de retraite, hôpital local, et dont le projet a associé des producteurs locaux. "Ce qui est intéressant dans ce contrat, c'est que le cuisinier s'adaptera à ce que l'on produit", souligne Marie Renou.

Avec tout cette activité, le travail ne manque pas. Parents de trois enfants, le couple est épaulé par leur fils en bac pro CGEA. Mais il songe aussi à embaucher un salarié à temps partiel.

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