Aller au contenu principal

Portes ouvertes
Développement durable : des agriculteurs agissent

Du 5 au 8 février, 16 exploitations ouvrent leurs portes pour partager leurs expériences.

Didier Vazel, à Martigné-Briand, est responsable du vignoble familial Delhumeau de 40 hectares en AOC Anjou-Saumur.
Didier Vazel, à Martigné-Briand, est responsable du vignoble familial Delhumeau de 40 hectares en AOC Anjou-Saumur.
© AA
La Chambre d’agriculture du Maine-et-Loire organise des portes ouvertes sur le développement durable du 5 au 8 février prochain.
Sur le Layon Saumurois, Olivier Joly et Didier Vazel illustreront ce concept en viticulture respectivement les 7 et 8 février. Le premier exploite seul un domaine de 9 ha à Champigny. 70 % de la récolte sont destinés à la coopérative des Vignerons de Saumur. Le deuxième, à Martigné-Briand, est responsable du vignoble familial Delhumeau de 40 hectares en AOC Anjou-Saumur. Toute la commercialisation est en vente directe.

Que signifie pour vous, le développement durable ?
Didier Vazel : C’est assurer la pérennité de l’exploitation tout en ayant un comportement responsable vis-à-vis de son environnement écologique, rural, économique.

Qu’avez-vous mis en œuvre sur votre exploitation ?
Didier Vazel : Nous pratiquons une viticulture raisonnée validée depuis 2000 par l’adhésion au groupe Terra Vitis. Nous mettons en place des jachères faune sauvage et essayons les bandes fleuries en vigne pour la biodiversité. Notre vignoble est en partie en zone écologique réservoir, avec maintien des haies basses et enherbement des tournières et des vignes.
Olivier Joly : Malgré la taille de mon vignoble, j’emploie du personnel saisonnier, notamment pour les éclaircissages et les vendanges, totalement manuels. J’embauche également un ouvrier que j’ai formé et avec qui je travaille en toute confiance. Enfin, je participe à l’action collective de biodiversité de l’appellation Saumur Champigny, qui s’est illustrée par la plantation de haies destinées à accueillir la faune auxiliaire et, donc, à limiter l’usage des pesticides.

Quel a été le cheminement de votre réflexion ?
Olivier Joly : Je vois mon métier comme l’alliance des nouvelles technologies et de la recherche avec l’authenticité et la tradition.

Pourquoi accepter d’ouvrir vos portes ?
Didier Vazel  : Pour montrer que bien des pratiques actuelles sont déjà éco-responsables ou durables, et surtout facilement transposables.

Quels sont vos projets ?
Olivier Joly : Accentuer la lutte intégrée en participant à la nouvelle opération de surveillance des ravageurs avec le CNRS. Développer des animations d’accueil au domaine autour de repas mettant en valeur mes vins.
Propos recueillis par Carole DIARD et Pascal CHAVANNE
Chambre d’Agriculture
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

L’automate simplifie l’alimentation des bovins et aussi des caprins
Lors d’un webinaire organisé par le Lely Center Cholet, le Gaec de la Lisière du bois a témoigné de son utilisation d’un robot…
Cibler les adventices pour utiliser moins de produits phyto
Mercredi 26 mai, à Saint-Macaire du Bois, les équipes Berthoud ont présenté leur nouvelle solution de pulvérisation ultra…
Valentin s'installe dans une ferme laitière en pleine mutation
 A 25 ans, Valentin Leclerc s’est installé au 1er janvier avec son père Emile, qui élève des normandes à Saint- Martin-du-Bois,…
Savoir faire preuve d’opportunisme pour sécuriser ses fourrages
Eleveur de vaches laitières en bio au Louroux-Béconnais, Fabien Leprêtre cultive depuis longtemps du méteil pour l’ensilage.…
Un, deux, trois... ou zéro fongicides ?
Mercredi 2 juin, la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire a organisé une visite d’un essai variétés blé tendre x fongicides…
Peu connue, la silphie s’avère intéressante pour la méthanisation
Pour alimenter son méthaniseur, le Gaec des Fritillaires a implanté, l’année dernière, 2 hectares de silphie. La première récolte…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format numérique
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités